Une année au Japon

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jeudi, décembre 17 2009

La dernière fantaisie treize

En regardant de plus près mon blog jusqu'à maintenant, j'ai pu constater d'une chose : je n'ai pas posté beaucoup de billets geek. Si certains d'entre vous s'en foutent royalement et je les comprends, certains diront : "Ah ! Le gars, il est au Japon, le pays du jeu-vidéo, il a Akihabara près de chez lui et il y traîne pas, s'te honte quoi ! T'es qu'en faux informaticien, un faux gamer et un faux fan du Japon". Mes amis, je vous ai compris ! C'est donc avec une petite larme que j'annonce le billet geek du mois de décembre. Ce mois-ci, je parlerai d'un jeu sans prétention qui est sorti aujourd'hui (le 17 décembre) que les Japonais appellent communément Final Fantasy XIII.

Alors pour les ignorants, Final Fantasy, c'est le nom d'une licence de jeu-vidéo qui en est déjà à son 13ème épisode. Saga épique du jeu de rôle japonais, les premiers épisodes racontaient les péripéties d'une troupe de chevaliers, mages ou autres ninjas qui partent sauver le monde de la destruction grâce à des cristaux élémentaires. Bref une aventure épique digne des plus grosses épopées d'héroïc-fantasy. Malgré tout, avec l'avancée des technologies et du changement grandissant de la mentalité japonaise vis à vis de ce genre de jeu, ce titre "mythique" est devenu une vitrine technologique censée en mettre plein les yeux à chaque nouvelle génération de consoles (et l'éditeur le fait très bien), avec des héros imberbes de 16 ans, emo, voir complètement PD et des héroïnes complètement cucul, avec un petit pois en guise de cerveau, d'un âge mental clairement limité et ayant une vive passion pour l'amour, la paix et le romantisme. Ah oui, faut que l'héroïne tombe amoureuse du héros avant la fin du jeu, sinon les fans provoqueront une émeute dans toutes les rues de Tôkyô :)

Vous penserez sûrement que je trouve donc ce jeu complètement pourri et bien non, puisque c'est un des titres qui me raccrochent encore au monde du jeu-vidéo. Etonnant non ? Bref, pour vous cher public, j'ai décidé d'arpenter les rues d'Akihabara en fin d'après-midi (oui parce que j'ai décidé de travailler à l'université l'après-midi maintenant ^^) pour voir la portée qu'a réellement ce titre au Japon.

N'ayant pas eu le courage de me balader à Tôkyô à minuit, je n'ai pas pu observer la queue de malade remplie de gamers tous aussi beaux les uns que les autres qui attendent depuis des heures l'ouverture du magasin. C'est donc après la tempête que je me suis promené dans la ville électrique. Le choc a tout de même été impressionnant puisque partout où j'ai tourné ma tête, le titre Final Fantasy XIII se cachait quelque part : entre posters géants sur les bâtiments, diffusion du trailer sur écran géant et sur les téléviseurs HD de tous les magasins (J'en suis même arrivé à connaître la chanson servant de musique de fond tellement que le trailer passait en boucle), la distribution de flyers faites par des Maman Noël très bien vêtues, ainsi que la voix porteur de ces chers commerçants qui gueulaient comme des fous : "Venez acheter Final Fantasy XIII chez nous, vous pourrez récupérer des superbes cadeaux collectors à effigie des héros" ; Je me suis dit rapidement "Oui, d'accord, ce jeu doit avoir un sacré succès quand même". Et quand on voit que beaucoup de japonais entraient dans le magasin récupérer leur copie du jeu, mon idée de départ était confirmée, ce jeu, c'est un monstre commercial au Japon.

Finissons sur une volée de photos pour vous montrer l'ampleur de la chose :

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samedi, décembre 12 2009

A la découverte de Tôkyô Christmas Edition : The importance of being "alone"

Non, sur ce titre légèrement modifié à ma sauce d'une chanson de l'ex-groupe de rock Oasis (pour les incultes le vrai titre est "The importance of being idle"), je vais revenir sur cette journée passée à Tôkyô à arpenter les events de Noël du côté de Marunouchi, Shiodome et Roppongi et de quelques privilèges du photographe.

Nous sommes le 12 décembre, après avoir vu une publicité qui parle d'un marché de Noël alsacien en plein centre de Tôkyô, je décidai d'y faire un tour avec mes camarades de l'INSA de Lyon. Arrivé en début d'après-midi sur place, j'ai effectivement retrouvé une petite ambiance de marché de Noël français : quelques chants de Nöel a capella d'une troupe japonaise, des stands vendant divers produits culinaires français : vin, fromage, tarte flambée, friandises, chocolats et bien plus encore... Malgré tout, la petite taille du marché m'a légèrement déçu et le fait d'y passer en plein après-midi ne permettait pas de profiter pleinement des illuminations du soir. Bref, en moins d'une heure, le marché fut plié et donc, un plan de rechange s'imposait. Pendant que mes camarades décidèrent de se diriger vers Shibuya, je décidai de faire cavalier seul en allant du côté de Shiodome et Roppongi.

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D'un coup, l'âme du touriste qui sommeillait en moi refit surface. Première chose, aux chiottes les cartes, je décidai de marcher en mode freestyle en tournant un peu là où ça avait l'air intéressant mais tout en essayant de rejoindre deux lieux importants de mon périple : la Tôkyô Tower et Roppongi Hills. Evidemment, je me suis rapidement "paumé" (vu que j'allais dans la direction complètement opposé de la Tôkyô Tower) mais pu profiter des diverses décorations de Noël de Shiodome ou des spectacles de rue. Deuxième chose, ne dérangeant plus personne à mettre trois plombs pour prendre une photo et jouissant d'une totale liberté, ma quantité de photos prises a monté de façon exponentielle avec plus de 140 photos pour cette après-midi, un véritable retour au source depuis mon voyage à Kawagoe.

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Après un calcul miraculeusement préparé, j'arrivai à la Tôkyô Tower exactement au moment où la nuit tomba après des détours invraisemblables dans les ruelles les plus discrètes de Tôkyô. Moi qui voulais à l'origine prendre des photos de la tour de Tôkyô by night, j'en ai eu bien plus puisque des illuminations de Noël arboraient les alentours de la tour . Alors que je pensais passer 5-10 mn à prendre la tour de Tôkyô, j'ai passé près de 30 mn à passer dans les parages à mitrailler tout ce que j'ai pu.

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La nuit étant complètement tombée, les feux étaient à présent au vert pour profiter du Christmas Spirit de Roppongi by night. Pour une fois, je décidai de jeter un coup d'oeil à la carte mais ne sachant pas de quel côté de la Tôkyô Tower j'étais, j'ai décidé de la direction à emprunter par un petit pile ou face et comme par miracle, je suis arrivé à Roppongi sans trop de mal, était-ce l'instinct du "parfait" touriste ? Malgré tout, j'ai dû errer quelques minutes à Roppongi à chercher les illuminations à cause de tous les buildings géants qui m'ont empêché de me repérer. Bref, après avoir récupéré quelques mouchoirs (ça faisait longtemps), et pris les routes qui montaient le plus haut possible (ben oui, la destination s'appelle Roppongi Hills quand même), j'arrivai à destination et comme prévu, les illuminations étaient très blanches, il y avait du monde, un marché de Noël sympatoche et un showcase gratuit d'une chanteuse connue vu la masse de personne amassée devant la scène et des gars de la sécurité qui m'ont envoyé chier.

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Enfin, comme d'habitude, il est difficile de ne pas parler des "random encounter". Je commence vraiment à penser que se balader seul, tel un vagabond, la crinière au vent, avec un appareil photo à la main et une tête de japonais (d'après les japonais -_-) facilite les rencontres. Aujourd'hui, les random encounters se sont déroulés au pied de la Tôkyô Tower avec trois jolies demoiselles et à Roppongi avec une autre demoiselle qui n'arrêtait pas de s'agiter en me faisant des signes à partir de sa voiture. Bien sûr, j'ai mis trois ans à comprendre que c'était à moi qu'elle les faisait (j'étais tout seul dans la rue d'un côté) et c'est avec un grand sourire et un geste majestueux du bras que je lui ai renvoyé ses signaux. Tout le monde a souri, tout le monde s'est marré, tout le monde était content, si ça c'est pas un pays chaleureux !

mercredi, décembre 9 2009

Komaba Festival

Le Japon aime les Matsuri et le montre une nouvelle fois avec ce énième festival automnal.

Du 21 novembre au 23 novembre se déroulait le festival de Komaba : un matsuri organisé par Todai sur le campus de Komaba (Rappelez-vous mon premier billet et des cinq principaux campus de l'université).

C'est donc le 22 novembre que j'ai décidé de traîner là-bas avec mes camarades de l'INSA de Lyon, puis rejoint par des amies chinoises rencontrées sur le campus de Kashiwa dans l'après-midi. Contrairement au Matsuri de Kawagoe, l'atmosphère respirait la jeunesse. En effet, tous les stands et activités étaient gérés par les étudiants de l'université de Tôkyô. (Les organisateurs de l'évènement sont composés essentiellement d'étudiants de niveau BAC+1, BAC+2)

Au niveau des stands, on trouve à 90% des stands de nourriture et avec environ 100-200 stands (à la louche) , le choix du menu était large. J'en ai donc profité pour manger des Taiyaki, Takoyaki, Yakisoba et brioche à la vapeur pour un prix franchement dérisoire (entre 100 et 250 yens soit 0,80 € et 1€90). Par ailleurs, il est difficile de ne pas penser aux festivals qui se déroule dans les lycées japonais (ah, les animes, quelle source de culture quand même !) lorsque je suis passé devant les maid café (tenus parfois par des mecs en jupe... Beurk :D ), le jeu de "je te dévoile ton futur" grâce aux cartes du tarot, exposition de photos, pièce de théâtre etc... komaba4.jpg

Musicalement parlant, je ne fus pas en reste puisque tous les genres étaient représentés. J'ai donc assisté à des concerts de J-pop, j-rock, du jazz, de la musique classique, au solo d'un guitariste reprenant les plus grandes musiques des films Miyazaki (Princesse Mononoke, le château ambulant, Nausicaa, ou encore le voyage de Chihiro), ou à la fanfare de Todai qui a repris des célèbres chansons d'anime & drama (Du Kenshin ou du Hana Yori Dango...). Encore une fois, les musiciens sont de simple étudiants et les concerts se déroulaient aussi bien à l'extérieur qu'à l'intérieur dans les salles de classe de l'université ! Vous pouvez donc imaginer que dans certains couloirs, on entendait de la musique sortir de toutes les salles, l'isolation n'étant pas réellement optimale. Komaba1.jpg

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Mention spéciale au spectacle de corde à sauter qui fut tout simplement impressionnant techniquement. Les artistes nous ont littéralement mis le paquet et d'un coup, on se dit que la corde à sauter, c'est pas une activité de tapette. Entre tonneaus et saltos entre les cordes à sauter et les speeds step avec deux cordes, la démonstration était sans faille. komaba3.jpg

Les festivités se sont terminées relativement tôt (aux alentours de 18h), Komaba étant prêt de Shibuya, nous décidâmes de terminer la journée là-bas (enfin pour se trouver un MacDonald surtout ^_^) avant de retourner à nos appartements du côté de Kashiwa.

samedi, décembre 5 2009

Manger ! Manger !

Allez, deuxième billet sur la "gastronomie" nippone. Pour cette fournée, je vous propose de la nourriture plus "normale", variant de bon à très bon !

Le Teriyaki McBurger

Après le Ebi-o-filet, voici le Teriyaki McBurger. Alors celui là est composé simplement d'une tranche de viande porc, de salade, de mayonnaise et de la sauce Teriyaki (sorte de sauce de soja sucré et mariné) TeriyakiMcBurger.jpg

Okonomiyaki

Je pense que beaucoup de monde connaisse les Okonomiyaki, ce sont des sortes de crêpes-omelettes japonaises délicieuses. Chaque région du Japon a sa propre recette. L'okonomiyaki suivant est classique, acheté du côté d'Ueno chez un petit restaurateur de rue pour simplement 200 Yens (1€50) Pour les incultes qui n'en ont jamais mangé et qui habitent Paris, je vous conseille de faire un tour du côté de la rue St Anne dans un restaurant appelé Aki =) Okonomiyaki.jpg

Kit Kat Fraise

Petit plaisir personnel. Au Japon, il existe de nombreuses variétés de Kit kat. Pomme, patate, piment, sauce de soja, thé vert, raisin... Le choix est très vaste. J'ai pour ma part récupéré une boîte de Kit Kat fraise lors de mon voyage à Nikko début novembre. Le goût est assez quelconque, rien d'extraordinaire. Ayant déjà goûté une dizaine variétés bizarres de Kit Kat, l'original reste toujours la valeur la plus sûre. KitKat.jpg

Takoyaki

Voilà un plat typiquement japonais qui nous vient d'Osaka. Ce sont des petites boules composées essentiellement d'une pâte qui est super bonne une fois cuite ^^ et de poulpes. On assaisonne le tout d'un peut de mayonnaise et de sauce "okonomiyaki". On trouve souvent ce type de plat durant les matsuri. Bref, un véritable plaisir pour les papilles et pour seulement 350 yens la dizaine (2€40) takoyaki.jpg

La "merde" de Seven

Sous ce nom qui laisse présager du pire se cache une pâtisserie du Supermarché à côté de chez moi. A chaque fois que je passais devant le rayon boulangerie, mes yeux fixaient sans arrêt cette pâtisserie qui n'inspire il faut bien le dire de la bonne merde de première catégorie. Après tant de passage devant cette absurdité, j'ai décidé de m'en prendre un pour faire mon guerrier (et parce que c'était en promo à 110 yens soit 0,80 €:D). Heureusement, le combat n'a pas été aussi rude qu'avec le Whooper 7 du Burger King, je dirai même que ce fut une surprise puisque le mélange pâte de chocolat, croissant et chantilly était plutôt bon. merdeSeven.jpg

Brioche à la vapeur Kuma-san

Je termine ce deuxième tour d'horizon par le brioche à la vapeur à la sauce Kuma-san ! Cette brioche est tout simplement un pao classique au porc mais joliment customisé en forme d'ours pour attirer la clientèle, les enfants et bien sûr les touristes. Évidemment, comme tout pao qui se respecte, c'était très bon et ne coûtait que 150 yens (1€) pao.jpg

C'est tout pour cette fois, rendez-vous pour le 3ème numéro dans quelques semaines avec encore et toujours et de la nourriture made in Japan

mercredi, décembre 2 2009

Open campus à Kashiwa

Sur le campus de Kashiwa, la fin d'octobre est marquée par l'Open Campus, deux journées porte ouverte le dernier vendredi et samedi du mois d'octobre. Cette année, l'évènement s'est déroulé le 30 et 31 octobre de 10h à 16h30.

Évidemment, les cours ont été banalisés le vendredi (bon j'ai pas vraiment cours ce jour-là... mais en recherche). Mon tuteur m'a vivement conseillé de profiter de ces journées pour découvrir les activités et les recherches du campus et c'est avec plaisir que j'ai accepté sa proposition. Commençons tout d'abord par les recherches de mon étage. Mon laboratoire est tourné vers de la recherche homme-machine / science de l'environnement c'est donc en toute logique que l'activité principale est un jeu d'équilibre d'assiette complètement hors sujet à mon goût :D. But du jeu : construire un petit appareil qui permet de faire tournoyer une assiette en équilibre sur une tige. Cela a l'air très con mais dextérité et logique sont requises afin de fabriquer cet engin. Votre reporter au Japon a failé de la plus belle des façons mais mon engin a eu au moins le mérite d'être exposé pour montrer aux prochaines personnes tout ce qu'il ne faut pas faire ^^

On pouvait également retrouvé des choses plus sérieuses comme un prototype utilisant la technologie PHS (pour vous simplifier la vie, vous pouvez rapprocher cette technologie du GPS), un prototype permettant de transférer des informations d'une montre à un appareil grâce à la conductibilité du corps humain (c'est mon outil de recherche !)

Je ne rentrerai pas dans les détails de toutes les activités de ces journées puisqu'elles furent nombreuses. Je vous propose de découvrir les activités en photos

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J'en profite aussi pour saluer la performance des étudiants japonais qui ont eu la gentillesse de nous expliquer leur thème de recherche dans un anglais plutôt correct. Oui, vous allez encore me dire, "mais c'est quand qu'il parle japonais celui-là?". J'ai pourtant essayé d'écouter une explication en japonais et bien que qu'elle fut dans les grandes lignes compréhensible, il est quand même dommage de passer à côté de certains détails faute de compétence linguistique.

Enfin, je termine ce récit par les tampons. Une des motivations qui poussent à découvrir tous les bâtiments du campus est le jeu des tampons. Chaque stand d'activité possède son tampon qu'il remettra aux visiteurs, le but du jeu étant évidemment d'obtenir les 30 tampons afin de participer à la tombola. Moi qui pensais rentrer avec une TV HD BLU RAY SUPER POWERFUL, je suis rentré qu'avec 3 stylos à bille estampillé "The University of Tokyo". C'est moins sexy déjà, mais bon, ça fait toujours des goodies Todai ^^

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