Une année au Japon

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jeudi, août 5 2010

Sumidagawa Hanabi

Depuis mi-juillet et jusqu'à fin août se dérouleront au Japon les traditionnels feu d'artifices d'été. Les japonais sont particulièrement friands de ce divertissement et c'est donc sans surprises que des dizaines et des dizaines de feu d'artifices sont organisés à travers tout le Japon. Durant ces évènements, il est coutume de porter le Yukata ou le Jimbe pour ajouter une touche traditionnel.

A Tôkyô, les plus célèbres sont ceux d'Odaiba, de Chofu, d'Edogawa et celui de Sumidagawa !

La rivière Sumidagawa passe près d'Asakusa, c'est donc là-bas qu'il faut aller pour espérer voir le feu d'artifice. Espérer, c'est bien le mot adéquat qu'il faut sortir... En effet, à cette occasion, c'est près de 1 million de japonais qui se ruent dans ce quartier pour assister à ce feu d'artifice. Les plus courageux ont même réservé leur place depuis le début de l'après-midi afin d'avoir la meilleure place possible pour assister à l'évènement. De mon côté, en partant du centre de Tôkyô environ deux heures avant le début du feu d'artifices, j'ai pu goûter les joies des métros bondés à leur paroxysme. Ajoutez cela la chaleur étouffante de l'été (plus de 30 degrés en tous les jours avec des pointes à 37 degrés !), et vous obtenez un vrai sauna dans le métro. En à peine 1 minute, on transpire comme si on avait produit un effort physique assez violent...

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Une fois sortie des métros, c'est les directives des policiers qu'il faut suivre car pour gérer 1 million de personnes, c'est une organisation de maître qu'il faut mettre en place, et sur ce point-là, les Japonais sont les champions de la discipline et du respect des consignes. Sachant qu'il serait difficile de trouver une place assise pour le feu d'artifice, c'est en marchant qu'on a décidé de le voir. La meilleure vue se situe sur un pont traversant la rivière Sumida. Mais évidemment, tout le monde veut y faire un tour. Pour contenter tout le monde, c'est par vague de personnes que le pont peut être traversé. Pendant 10 minutes, il faut en profiter et espérer que les feux d'artifices soient magnifiques. Il faut donc miser sur la chance, et comme par hasard, la chance m'a souri. Le feu d'artifices est tiré de deux endroits différents (à gauche et à droite du pont), on peut donc apprécier le double spectacle pendant quelques minutes le temps de traverser le pont, un vrai moment de bonheur ! Malheureusement (et par courtoisie), il faut laisser sa place aux autres...

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Après quelques minutes de marche de l'autre côté de la rivière, un spot a finalement été trouvé pour bien voir un des feux d'artifices, de quoi apprécier le final en toute tranquillité. Pour information, le feu d'artifices dure environ 1h30, ce qui explique pourquoi il m'a été possible de marcher longuement et d'assister au spectacle de plusieurs endroits différents.

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lundi, août 2 2010

Hachigatsu no serenade (八月のセレナ-デ)

Sur un titre du très sympathique de Sunao Shikao, voici le retour des news !

Début du mois d'août et dernier mois de mon séjour au Japon en tant qu'étudiant... Après des mois de juin et juillet plutôt calmes sans trop d'évènements majeurs, j'ai décidé d'attaquer août à pleine dents et de profiter au maximum des derniers jours qui me séparent de mon retour en France.

Au programme, un voyage dans le Tohoku (nord de Honshu) avec visite des villes de Sendai, Aomori, Akita et Fukushima la première semaine d'août. De nombreux festivals sont organisés à ce moment-là dont le très célèbre festival des lanternes à Aomori. La visite de Matsushima est aussi un évènement que j'attends avec impatience puisque cet endroit est considéré comme l'une des trois plus belles vues du Japon. (L'un était Amanohashidate, regardez dans les archives du Kansai pour vous rappeler ;-) ).

La suite est également très chargée, le concert de X Japan au Nissan Stadium de Yokohoma, considéré comme le plus gros concert jamais organisé au Japon... A voir... Des feu d'artifices en pagaille partout à travers le pays, des rapports de fin de stages à boucler et un dernier voyage sur l'île de Kyûshû et bien évidemment, des fêtes en compagnies des amis de Kashiwa !

Concernant Kyûshû, le programme sera encore plus chargée puisque c'est un voyage de 7 jours qui m'attend, à visiter tous les lieux clés de l'île et d'apprécier une dernière fois des plaisirs du Japon.

Pour les plus curieux, mon retour en France est fixé au 7 septembre dans la matinée (pas trouvé moins cher et plus tôt chez les compagnies aériennes)

Préparez-vous donc à des informations très croustillantes pour ce final explosif !

PS : Pour les non Japonisants, le titre du billet peut tout simplement dire: Serenade du mois d'août ;)

jeudi, juillet 22 2010

Coupez-vous les cheveux, nom de dieu !

Parlons aujourd'hui un peu des salons de coiffures. Le Japon, c'est l'endroit par excellence où l'on peut trouver des salons de coiffures partout. Dans les centres commerciaux, dans la rue paumée du quartier, dans le métro, en face d'un karaoké, limite au milieu de l'autoroute :). Il va de soi que la qualité varie d'un établissement à un autre mais disons qu'on peut dégager 3 catégories de salons:

* Les salons à 1000 yens: ce sont les salons cheap. Pour 7 euros, ces établissements vous font une petite coupe sur mesure très inventive digne des plus grands mannequins et autres boys band japonais. Non, je déconne, ici, la priorité c'est le temps ! 10 minutes par tête, en résumé, pour les plus pressés, on y fait un tour, on s'assit, on se fait raser les cheveux et hop, terminé ! Un moyen rapide et pas cher de se débarrasser d'une chevelure trop épaisse.

* Les barbiers: Bon là, ça peut varier de pas trop cher (2000 yens - 17 euros) à relativement cher (5000-6000 yens - 45-55 euros). Les coiffeurs prennent un peu plus de temps à couper vos cheveux en vous demandant rapidement ce que vous voulez. On commence donc par vous shampouiner un peu, on vous coupe les cheveux au rasoir électrique, puis aux ciseaux, puis vient le rasage: la petite barbe... la petite moustache... le front... le nez... les joues... tout le visage ! J'ai été relativement surpris par ces manières. Je me demande même où ils peuvent voir le moindre poil sur le front des gens mais bon... c'est le service japonais on va dire...

* Les vrais salons de coiffures: Bon, comme vous pouvez vous en douter, le top du top pour vous faire une nouvelle coiffure, ce sont les salons plus pros et bien plus chers ! Aucune surprise ici, un service top, des coiffures à la mode, un client aux petits soins. J'ai eu également la chance d'y passer grâce à une chaîne magnifiquement organisé par mes amis du campus. Une première personne y va parce qu'elle a une réduction de 30%, elle reçoit un papier de parrainage invitant une autre personne à y faire un tour avec une réduction de 30% et ainsi de suite... Recevant à mon tour le papier de parrainage, j'ai donc saisi l'opportunité de faire une nouvelle coiffure. Alors évidemment, faut savoir parler un peu japonais pour s'en sortir bon rien de méchant... On choisit d'abord le style de coupe qu'on veut, puis la liste des personnes qui peuvent potentiellement vous couper les cheveux, photos à l'appui. Une fois la personne choisie, celle-ci vous accompagne vers un premier coin où l'on discute de la coupe à l'aide de magazines. Le reste c'est du classique, un shampoing, la coupe de cheveux (faites à 100% aux ciseaux !), un autre shampoing de 15 mns, un retour sur la chaise pour les touches finales de la coupe. A mon étonnement, les coiffeurs sont plutôt bavards à condition de lancer la conversation avec eux (depuis mon speech en japonais, je me sens plus :D). Reste l'addition: environ 5000 yens sans réduction... J'ai payé un petit 3000 yens, ce qui reste assez onéreux... mais bon, faut varier les plaisirs :)

mardi, juillet 20 2010

Un petit Kaiten-Sushi ?

Lundi 19 Juillet, un jour férié au Japon. En ce jour saint, les Japonais fêtent le jour de la mer/océan. En 1876, l'empereur Meiji rentra d'un voyage d'Hokkaido et pour je ne sais quelle raison, ce jour est devenu férié au Japon...

De mon côté, pas de voyage du côté des ports japonais, mais un bon petit week-end à me promener en vélo autour d'une rivière en plein milieu de la campagne japonaise et de ressortir l'appareil photo qui prenait un peu la poussière ces derniers jours.

Mais revenons au sujet principal de ce billet puisque je vais parler des Kaiten-sushi aujourd'hui. Afin de fêter comme il se doit la mer, c'est avec quelques compagnons du campus que je décidai d'y faire un tour. Alors tout d'abord c'est quoi un kaiten sushi ? En traduisant tout simplement kaiten (回転), on trouve deux magnifiques kanjis qui veulent dire à la louche "tourner-bouger en tournant", lorsqu'on fusionne les deux kanjis, cela devient donc le mot kaiten qui d'après mon dictionnaire veut dire "rotation, tourné". Oh ! Ben parfait, c'est exactement ce qu'on espérait à la lecture individuelle des Kanjis (Le japonais, c'est d'une beauté !). Voilà, un kaiten-sushi, c'est donc un restaurant de sushi où les sushis sont posés sur un tapis roulant et font le tour des tables du restaurant. Celui où j'ai mis les pieds coûtaient 105 yens l'assiette de deux sushis (environ un euro). Evidemment, on pouvait y trouver tous les types connus: Maguro, toro, salade de thon, unagi, oursin, omelette, crevette etc... etc... Bon on s'attend pas non plus à de la top qualité vu le prix. Disons que ça se situe bien au niveau des restaurants de ma tendre rue St Anne à Paris ;)

Quelques particularités cet endroit: une télévision par table où l'on pouvait commander ce que l'on voulait, lorsque l'assiette s'approche de notre table, une petite sonnerie provenant de la télévision nous annonce son arrivée (et qu'il serait bien de ne pas oublier de prendre l'assiette). C'est beau la technologie ?! :-) Un jeu vient aussi pimenter les repas puisqu'en jetant les assiettes dans une sorte de "poubelle mystique" à côté de la table, on peut jouer à un jeu sur la petite télévision avec des petits jouets à gagner ! De quoi faire dépenser davantage les gens en leur incitant à manger plus pour avoir plus d'assiettes pour ce petit jeu. Face à ma poisse des mauvais jours, j'ai laissé mes amis se débrouiller pour nous ramener des magnifiques jouets (des yoyos lumineux \o/).

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Enfin, dernière particularité de cet endroit, ce que finalement, on ne trouva pas seulement des sushis sur le tapis roulant: des maki-steaks hachés, des bières, des glaces, des fruits. Finalement, on pouvait trouver un peu n'importe quoi là-bas mais bon on va s'en plaindre vu le prix :)

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mercredi, juillet 14 2010

Début des hostilités d'été : Tanabata

J'attaque à présent les deux derniers mois de mon séjour au Japon, avec l'idée d'en profiter à maximum. Cela se traduit par de nombreuses discussions entre amis sur le campus ou des petites séances de sport avec ces derniers en semaine et des sorties sur le week-end.

En ce début de mois de juillet, un petit évènement sympathique a lieu au Japon: Tanabata (la nuit du 7). Issu d'une légende chinoise, ce jour célèbre la réunion entre Orihime (étoile Véga) et Hikoboshi (étoile Altaïr). La nuit du 7 juillet, ces derniers se retrouvent le temps d'une soirée, séparé le reste de l'année par la voie lactée, imagée comme une rivière d'étoiles qui traversent les cieux.

Alors bien sûr, au Japon, on ne célèbre pas ce jour en félicitant les deux amoureux qui se retrouvent. Actuellement, les Japonais écrivent simplement sur un bout de papier un vœu (parfois sous forme de poème) qu'ils accrochent sur un bambou. La légende raconte qu'Orihime et Hikoboshi exauceraient les vœux. Par ailleurs, puisque nous sommes en été, il est temps de sortir l'habit traditionnel japonais de l'été, j'ai nommé le Yukata ! Profitant de quelques soldes, je me suis procuré un Yukata premier prix aux alentours de 5000 yens (environ 45 euros). Pour avoir la panoplie complète, il faut évidemment se procurer la ceinture (Obi) et les sandales (geta). En s'en sortant bien, on peut en avoir pour 5000-6000 yens tout compris.

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Le port du Yukata est tout de même un art, notamment au niveau de la ceinture puisque le nœud doit être fait d'une façon très particulière. Ne sachant évidemment pas comment faire ce nœud, j'ai demandé de l'aide aux japonais de m'aider dans cette tâche et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ils sont très doués. Pour ne pas gêner la personne le nœud du yukata se trouve à l'arrière. D'après certains japonais (d'un âge plutôt avancé), l'angle du nœud est aussi important car le il doit être droit pour l'homme et légèrement penché pour la femme. Bon, sincèrement, je ne sais pas si ça a vraiment son importance de nos jours... Surtout chez les jeunes...

Allez, sur ce, bonne fête du 14 juillet !

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