Une année au Japon

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samedi, mai 22 2010

Les onsens, une particularité japonaise

Après quelques billets nous faisant voyager aux quatre coins du Japon, je vous propose de revenir à des billets relatifs à la culture japonaise. Parlons aujourd'hui des bains japonais, et plus précisément des onsens. Je pense que beaucoup d'entre vous connaissent déjà leur existence, que c'est quelque chose typiquement japonais et comme ça n'existe pas en France (du moins à ma connaissance), cela ne demande qu'à être testé !

Afin de vous donner une idée plus précise des onsens, il est plus simple pour moi de vous faire partager ma propre expérience à l'onsen de Matsuyama à Shikoku.

Première étape, le choix du forfait. A l'entrée de l'onsen, plusieurs forfaits sont proposés :

  • Le forfait classique comprenant le simple bain (400 yens - 3.5 euros)
  • Le forfait classique+ comprenant le simple bain plus un moment de détente en yukata dans une salle commune où sont servis thé et sembei (un cracker au riz).(800 yens - 6.5 euros)
  • Le forfait détente comprenant le simple bain (mais dans deux onsens différents !) plus un moment de détente en yukata dans une salle commune où sont servis thé et sembei (1200 yens - 10.5 euros)
  • Le forfait détente+, pareil que le forfait détente, sauf qu'on se repose dans une chambre privée après le bain (1500 yens -13 euros)

N'ayant pas trop le temps ce soir-là, j'ai opté pour le forfait classique à 400 yens !

Une fois entrée, on dépose les chaussures dans un casier et on se dirige vers les vestiaires des bains. Normalement, on emmène le savon, shampoing et serviettes avec nous... mais on peut aussi tout acheter là-bas.

Évidemment, hommes et femmes sont séparés (God damn ! :D). Les vestiaires hommes se limitent en réalité à une salle commune avec des casiers partout. On met tous les affaires dans les vestiaires et à partir de ce moment là, on partage avec tout le monde un moment charnel de nudité entre hommes. Oui, on se balade à poil, ceux qui sont pudiques, gare à vous !

A présent, direction les bains. Alors là encore, il y a tout un protocole à respecter, le voici :

  • Se laver d'abord avec les mini-douches autour du bain.
  • Une fois bien lavée et propre, on peut entrer dans l'onsen et se détendre. Le bain est souvent chaud, voir très chaud... Mais le moins que l'on puisse dire, c'est que ça détend bien. Évidemment, il est conseillé de ne pas y rester des heures pour votre santé... Trop de chaud, c'est pas bien pour le corps !
  • L'astuce qu'on m'a donné, c'est de sortir de temps en temps pour se rafraîchir auprès des mini-douches et de rentrer à nouveau dans l'onsen, ce qui est un bon compromis
  • Une fois le bain fini, il vaut mieux se laver une dernière fois dans les mini-douches, on ne sait jamais... Peut-être que l'eau du bain n'était pas clean à 100% (un japonais qui a oublié de se laver avant d'entrer dans le bain etc...)
  • On peut maintenant partir si on a payé que 400 yens comme moi ou continuer l'aventure dans l'onsen si on a choisi un autre forfait...

Les choses qui doivent "choquer" le plus pour l'occidental sont certainement le rapport du Japonais à la nudité et l'esprit de communauté. En effet, se mettre à nu devant tout le monde ne choque pas grand monde dans ce genre de lieux. Alors oui, il y a tout une explication historique à ce concept de nudité (comme l'a si bien dit un professeur japonais), mais je n'ai pas encore eu le courage d'approfondir les recherches à ce sujet. Quant à l'esprit de communauté, vous l'avez déjà sûrement compris : partage d'un même bain, partage des douches etc...

Voilà en gros comment se déroule un séjour "rapide" dans un Onsen.

dimanche, mai 16 2010

Shikoku Part 1 and Only Part : l'île mystère du Japon

Si vous connaissez bien votre géographie, vous devriez savoir que le Japon comporte quatre îles principales : Honshu, Hokkaido, Kyushu et Shikoku. De toutes les îles. De toutes les îles, s'il y en a bien une qui reste un mystère pour de nombreux étrangers, c'est bien l'île de Shikoku. En effet, je vous lance le défi de me citer une seule ville de cette île... Pas facile hein ? C'est là tout le mystère de cette île, Honshu a Tôkyô et Kyotô ; Hokkaido a Sapporo ; Kyushu a Fukuoka et Nagasaki. Quant à Shikoku, elle possède Tokushima, Kôchi ou bien encore Matsuyama, bref pas des noms reluisants qui font tilt à l'oreille de nombreuses personnes.

Malgré tout et après quelques hésitations, c'est bien là-bas que j'ai décidé de passer la Golden Week, la semaine sacrée de vacances au Japon. Accompagné de deux compagnons de route, nous partîmes pour un périple de 4 jours qui va s'avérer être riche en surprises.

Direction Tokushima

Parlons tout d'abord du trajet jusqu'à Tokushima, premier arrêt de notre aventure. Pour s'y rendre, deux choix : le Shinkansen avec un changement à Osaka ou le bus de nuit. N'ayant jamais pris le bus de nuit, je me suis dit que c'était la bonne occasion de tenter l'expérience malgré les avis plutôt mitigés d'autres étudiants de Todaï : pas très confortables, peu de place pour dormir, tête dans le cul le jour suivant... Les éloges ne pleuvaient pas. Seul point positif, le prix relativement compétitif; jusqu'à deux fois moins (7000 yens l'aller contre 19000 yens pour le train), de quoi accepter la "torture" le temps d'un voyage. Mais à ma grande surprise, le voyage s'est pas trop mal déroulé, bien sûr, ce n'est pas le luxe, mais ma petite taille a clairement joué en ma faveur puisque je ne me suis pas senti à l'étroit pendant le voyage. Enfin, après 9 heures de route et une arrivée à 7 heures du matin, me voici à Tokushima pour commencer un nouveau périple.

Tokushima et Naruto

C'est donc sous un soleil de plomb que commence la visite des lieux. Commençons tout d'abord par Naruto qui est la première destination de la journée. Situé à une vingtaine/trentaines de kilomètre au nord de Tokushima pour 45mn/1h de train, cette ville qui porte le nom du célèbre héros du manga éponyme est visitée pour deux choses : son célèbre pont et ses tourbillons. Grâce à la magie des lieux et des courants, il n'est pas rare d'observer des tourbillons dans la mer en début d'après-midi. Il est possible de les observer du haut du pont et pour les plus curieux par bateau. Bien que les tourbillons n'atteignaient pas ceux qu'on trouve dans les films (oui ceux qui sont complètement géants comme dans Pirate des Caraibes 3 :D), cela restait tout de même impressionnant.

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De retour à Tokushima, plusieurs choses sont à voir : monter en haut du Mt Bizan pour avoir un panorama de la ville (vivement conseillé en fin de journée et nuit), un tour du centre ville en bateau et gratuit (que je n'ai pas pu faire faut de temps), ou encore la visite d'Akita Machi, le quartier des divertissements. Il est clair que cette ville n'est pas un lieu de passage obligatoire pour les touristes visitant le Japon mais possède un charme non négligeable qui permet de passer un moment agréable le temps d'une après-midi.

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Petite anecdote amusante : En retard pour faire le check-in de l'hôtel, nous avons décidé de prendre un taxi pour nous rendre à notre lieu de résidence et le moins qu'on le puisse dire, c'est que les chauffeurs à Shikoku, ce sont des paysans de première classe. Pas de GPS, ne savent pas lire une carte, ne connaissent même pas la ville de Tokushima, bref du niveau pro ! Mention spéciale à notre conducteur qui arrive à baver comme un chien pendant qu'il parle.

La vallée Iya

Deuxième jour, deuxième destination, la vallée Iya. Pour faire simple, ne comptez pas vous y rendre sans voiture, car c'est montagneux, les bus sont irréguliers et je ne parle même pas des trains, un vrai enfer.

Passons au lieu en lui-même, je n'ai pas pu m'empêcher de penser aux gorges du Verdon en m'y rendant. Des montagnes avec une rivière en plein milieu, un lieu parfait pour faire du rafting (ce lieu est considéré comme LE spot pour pratiquer cette activité au Japon). J'en ai donc profité pour m'initier à cette activité le temps d'une matinée et le moins que l'on puisse dire, c'est que ça roxe du poney ! Évidemment, c'est moins intense que le meilleur sport du monde (je parle du Badminton bien sûr), mais c'est une expérience inoubliable, surtout quand on peut profiter d'un environnement aussi classe que celui-ci.

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Quant à des lieux à ne pas manquer, il est impossible de ne pas faire un détour par le pont Kazubarashi et la cascade Biwa juste à côté. Situé en plein milieu de la vallée , l'histoire raconte que le pont a été construit par le clan Heike (je vous laisse chercher des infos par vous-même) à partir d'une plante appelé Shirakuchigasura afin de pouvoir échapper aux poursuivants qui auraient la merveilleuse idée de couper les cordons du pont derrière eux. Je pense qu'il faut être Japonais pour comprendre le symbolisme de ce pont; il y avait bien une heure de queue pour marcher sur ce pont... Quand à la cascade situé à 500 mètres du pont, les guerriers Heike se consolaient ici en écoutant le son de la cascade (Ben oui, il n'y avait pas beaucoup de divertissement à cette époque...)

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Kôchi
Capitale de la préfecture de Kôchi, cette ville respire ce que j'appelle "la glande". Proche de la mer, température estivale, de lieux touristiques ne demandant pas trop d'efforts physiques, un lieu parfait pour passer une bonne journée sans stress.

Commençons tout d'abord par le château de Kôchi. Je vous vois venir avec vos airs de "putain, encore un autre !", mais celui de Kôchi possède une qualité que peu de monuments japonais peuvent se vanter. Il n'a pas pris feu au cours des précédents siècles ! Un miracle me direz-vous ! Mais Kôchi n'est pas seulement connu pour son château, si je vous dis Ryôma Sakamoto, cela ne vous dit peut-être pas grand chose... Je vous conseille de faire un tour sur Google pour en savoir plus sur ce personnage populaire dans le cœur des japonais. Pour une présentation rapide, Sakamoto a été l'un des artisans du mouvement visant à renverser le Shogunat Tokugawa avant la restauration de Meiji. Sa popularité est aussi en partie due aux nombreuses adaptations télévisuelles dont il a été "victime".

J'en arrive au second lieu à voir à Kôchi, Katsurahama. Situé au Sud de la ville, vous pouvez comparer cet endroit à un mini camp de vacances : une plage, de nombreux restaurants, un aquarium, un musée en l'honneur de Sakamoto Ryôma, une arène de bataille de chiens (oui, oui, vous avez bien lu... Je ne sais pas s'ils s'entretuent, mais c'est bien ce que j'ai compris sur l'endroit...).

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Matsuyama
Encore un effort mes amis, on arrive pratiquement au bout du voyage. Capitale de la préfecture de Ehime. Je ne vous cache pas qu'à partir de ce moment-là, mes amis et moi sommes entrés dans une période de rush intense pour terminer la visite de l'île. La visite de Matsuyama s'est faite le temps d'une soirée et d'une matinée.

Commençons par le plus important, Dogo Onsen. Comme dit dans mon précédemment billet, cet Onsen dont le bâtiment a plus de 100 ans d'existence a servi de modèle à l'un des plus beaux films d'animations japonais : Le voyage de Chihiro. L'architecture du bâtiment rappelle fortement le Japon jadis. Pendant la Golden Week, l'onsen a littéralement été envahi par les Japonais. Que ce soit en soirée vers 22h ou en tout début de matinée vers 7h, les japonais commençaient déjà à faire la queue pour certains forfaits de l'Onsen. J'en ai profité pour goûter aux joies des Onsen ici, je reviendrai dessus dans un prochain billet...

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Deuxième lieu à découvrir : le château de Matsuyama. Encore une fois, mieux vaut être fan des architectures japonaises et de son histoire pour apprécier à sa juste valeur ce monument. Perché en haut d'une colline, ce château a comme 90% des bâtiments historiques a été victime d'incendies (cette fois, c'est la foudre qui en est la cause -_-) qui ont obligé à des rénovations au cours des derniers siècles. Etant allé là-bas très tôt dans la matinée avant son ouverture, je n'ai pas pu visiter l'intérieur du château.

Kompira-san
Dernier arrêt à Shikoku, rien de mieux pour terminer ce voyage par un moment de zenitude dans la préfecture de Kagawa. Kompira-san est un sanctuaire se situant dans la ville de Kotohira dans les hauteurs du Mont Zozu. La véritable aventure commence une fois qu'on décide de gravir les 800 marches qui mènent au sanctuaire. Cette ascension avait tout en elle pour me tuer : juste après le déjeuner, dernier jour du voyage donc fatigue à son maximum, une température digne d'un mois de juillet et plus d'eau dans mon sac... Bref, j'ai eu tout le temps de me repentir de mes pêchés lors de la montée des marches... Au risque de décevoir les plus curieux d'entre vous, le sommet réserve du classique (que je trouve toujours cool quelque soit le lieu) : une vue sur la ville de Kotohira et évidemment Kompira-san, le sanctuaire principal. Après tous ces efforts, j'en ai donc profité pour prier le bon dieu et de flasher un peu tout ce que j'ai pu autour de moi.

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Avant de refermer ce dernier chapitre, mention spéciale aux udons (pâtes à base de farine et de blé) de Shikoku et plus particulièrement celui de Kompira. Certaines personnes m'ont affirmé que les udons de Shikoku étaient célèbres et délicieux. Le moins que l'on puisse dire, c'est que ces derniers n'avaient pas tort; c'est tout simplement les meilleurs udons que j'ai mangé jusqu'à maintenant. (Tellement bon que j'en ai acheté comme ômiyage pour mes camarades de Kashiwa).

Conclusion
Quel voyage ! Shikoku regorge de 1001 surprises. Alors évidemment, il est pour moi impossible d'apprécier à son maximum l'île si l'on ne peut pas voyager en voiture. Les meilleurs coins se situent évidemment dans des lieux plutôt isolés, loin des grands axes ferroviaires. Ayant eu la chance de faire le voyage en automobile (et sur le siège arrière, donc dodo de temps en temps\o/), je ne regrette pas d'avoir changé mes plans initiaux de voyage à Kyushu/Okinawa pour Shikoku. 4 jours sont suffisants pour faire le tour des principaux lieux importants. Mes amis et moi-même pensons tout de même qu'un cinquième jour aurait été parfait pour visiter davantage de lieux et ne pas se précipiter à certaines étapes.

Le retour à Tôkyô s'est fait en Night Bus pour une arrivée à 6 heures du matin à Shinjuku... Un timing parfait pour rentrer tranquillement à Kashiwa, prendre un bon petit déjeuner et aller en cours de japonais tout frais... Ou pas... :D

lundi, mai 10 2010

Tranche de vie en attendant mieux

Me voilà de retour de mon trip de Shikoku pour la Golden Week, le billet concernant ce voyage est en cours de rédaction. J'ai décidé d'en faire un seul article qui sera donc assez conséquent, donc patientez quelques jours le temps de bien tout rédiger.

Mais en attendant, parlons d'abord fashion. Oui, vous avez bien entendu, je vais parler de mode au plus grand désarroi de certains d'entre vous. Ne vous inquiétez pas mes chers compatriotes, vous allez plutôt trouver ça étonnant.

Je vous avais déjà parlé à quel point je n'aimais pas trop le style Shibuyesque de quelques japonais dans un précédent. Après tout ce temps, il fallait que j'illustre mes propos par des actions concrètes, c'est-à-dire une photo montrant bien à quel point cela est incompréhensible de s'habiller de cette façon. Aujourd'hui, je me contenterai d'attaquer seulement les chaussures, et plus particulièrement la marque Madfoot, créateur de chaussures aux couleurs arc-en-ciels. A mon plus grand désarroi, il semblerait que cette marque fonctionne particulièrement bien au pays du soleil levant. Après quelques recherches sur le net, j'ai appris que cette marque débarquerait en France durant l'été 2010, donc ça risque de faire fureur chez tous les adolescents fans du Japon qui feraient tout pour ressembler à leurs compères asiatiques. Bon assez parlé, je vous laisse admirer la collection printemps de Madfoot dans le centre commercial Lalaport de Kashiwa ! Quitte à en rajouter une coucher, sachez qu'au taux de change actuel, une paire de pompe Madfoot équivaut à environ 75-80 euros, cher pour se trimbaler avec l'arc-en-ciel à ses pieds... Seul point positif, les chaussures plus "classiques" voient leurs prix fondre face à toute cette mode, ce qui fait évidemment mon bonheur ^^

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Allez avant de vous laisser, je vous offre avec un franponais d'UNIQLO. Encore une fois, si quelqu'un comprend le sens profond de cette phrase, qu'il me fasse signe. Sachez que j'ai un peu hésité à me procurer ce T-shirt pour me la pêter dans rue, mais mon porte-monnaie actuel ne me permettait pas encore de telles folies. J'ai préféré me concentrer sur la nouvelle collection "UT All Stars" de la marque. Ainsi, pendant quelques mois, on trouvera à prix très raisonnable (de 5 à 12 euros le t-shirt) des motifs plutôt uniques et très sympathiques, de One Piece à DragonBall en passant par Disney ou encore Metal Gear Solid ou Marvel. Bref, bien mieux niveau prix et qualité que ceux qu'on trouve à la traditionnelle foire de la Japan Expo ;). J'essaierai de prendre quelques clichés la prochaine fois...

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samedi, mai 1 2010

Une semaine en or

Dans quelques jours commencera la semaine en or du Japon ou "Golden week". Contrairement à ce que vous pouvez penser, les Japonais ont pas mal de jours fériés durant l'année, le seul problème, c'est qu'ils sont vraiment éparpillés tout au long de l'année, empêchant ces derniers à prendre une bonne semaine de vacances.

La "golden week" corrige le tir puisque qu'en 7 jours se tiennent 4 jours fériés :

- le 29 avril : Shôwa no Hi : Le jour de la naissance de l'empereur Hirohito, qui fut l'empereur de ce pays pendant la seconde guerre mondiale. Il est notamment controversé pour ses décisions lors de la guerre. Ce jour a pour but de faire réfléchir les gens sur les actions de cette personne.

- le 3 mai : Kenpō Kinen Bi : Jour de Commémoration de la Constitution

- le 4 mai : Midori no Hi : Jour de communion avec la nature. Promenez-vous dans des jardins, remerciez dame nature de la beauté des paysages qu'elle nous offre.

- le 5 mai : Kodomo no Hi : Jour des enfants. On les célèbre comme il se doit en leur souhaitant tout plein de bonheur. La coutume veut qu'on fasse flotter des drapeaux de carpe dans le ciel. Fukuoka sur l'île de Kyûshû a un Matsuri plutôt célèbre sur le sujet.

Pour rétablir la vérité, les japonais s'en "fichent" un peu des traditions (du moins chez les plus jeunes) supposées de ces fêtes. Ces derniers profitent surtout de ces jours pour partir en vacances et découvrir de nouveaux horizons. Tout comme eux, je n'ai pas l'intention de m'attarder à fêter la constitution ou faire une communion zen avec la nature durant la Golden Week. Le but, c'est d'en profiter un max (comme si je ne le faisais pas hors période de vacances... :D) et faire du tourisme !

Les commerçants sont d'ailleurs pas nés de la dernière pluie puisqu'ils profitent de cette période de vacances pour faire exploser les prix des hôtels, des transports ou des restaurants. Bref, une saison propice pour se faire un peu d'argent ;)

Pour ma part, j'avais l'intention de faire un tour à Kyûshû + Okinawa pour la Golden Week. Malheureusement, les prix prohibitifs m'ont rapidement rebuté. C'est d'autant plus malheureux car ces deux îles à partir de Juin jusqu'à Août, ça risque d'être un peu la mort niveau climat. Pas insurmontable mais pas génial pour le tourisme car les températures s'envolent. Bon évidemment, si vous êtes plutôt gros repos à ne rien faire sur la plage toute la journée, il ne devrait pas y avoir trop de problèmes. Bref, pour ces deux îles, ça risque d'être plus difficile de m'y rendre durant mon séjour ici.

La solution de rechange pour la Golden Week s'appelle donc Shikoku, l'île que personne ne connaît et qui n'attire (ou n'attirait) visiblement pas grand monde. Pourquoi ? Je n'en ai aucune idée. Après avoir fait quelques recherches, cette île semble tout à fait intéressante avec des paysages magnifiques, complètement dépaysant et possède une grande part de mystère puisqu'elle ne fait pas parler beaucoup d'elle dans les guides touristiques classiques sur le Japon. Enfin, en compagnie d'un Américano/Japonais et d'un Brésilien/Japonais, je vais y faire un petit tour à partir du 1 mai au soir jusqu'au 6 mai au matin, le tout en VOITURE, facilitant ainsi l'accès aux différents lieux de l'île. Le programme est d'ailleurs très alléchant : du vélo, du rafting, une petite promenade en bâteau autour des tourbillons de Naruto (non pas le manga :D), visite de Kochi : ville natale d'un certain Sakamoto Ryōma, ou encore séjour dans le plus vieux Onsen (et d'après certains sites le plus célèbre) du Japon : Dôgo Onsen. Il a d'ailleurs inspiré un monument de l'animation japonaise : Le voyage de Chihiro.

Un voyage qui s'annonce encore une fois passionnant et qui plus est, le beau temps semble de la partie ! Définitivement une semaine en or en prévision !

mardi, avril 27 2010

Kansai Part 4 : Kobe, Amanohashidate et Nara

Dernier volet de mes aventures dans le Kansai. Aujourd'hui, un programme varié vous attend : une ville moderne, une ville historique et un des plus beaux paysages du Japon.

  • Kobe

Vous connaissez tous Kobe à mon avis. Très célèbre pour son triste tremblement de terre en 1995 'The Great Hanshin Earthquake' qui provoqua l'écroulement de 200,000 bâtiments et la mort de plus de 4000 personnes dans toute la préfecture de Hyôgo, la ville s'est reconstruite à une vitesse impressionnante à tel point qu'on peut se demander s'il y a vraiment eu un tremblement de terre il y a 15 ans. Pour vous dire la vérité, je n'ai passé qu'une soirée dans la ville de Kobe, suffisant à mon avis pour faire le tour des principaux lieux intéressants de la ville. Bien que peuplé de 1,5 millions d'habitants (plus que Lyon ou Marseille ;D), il est possible de faire la visite de la ville à pied sans problème. Vu mon planning serré, je me suis concentré essentiellement sur la partie Sud de la ville. On y trouve donc HarborLand, un quartier dédié au divertissement où se mêle magasins, quelques attractions, restaurants, le tout aux abords du port de Kobe. Quelques mètres plus loin se situe le parc Meriken, détruit lors du tremblement de terre de 1995 et reconstruit depuis... Un mémorial a d'ailleurs été construit dans ce parc pour que jamais on n'oublie le désastre de cette catastrophe naturelle. Dernier lieu de passage remarquable dans cette partie de Kobe est le Chinatown. Aussi impressionnant que celui de Yokohama, ce lieu nous transporte le temps d'une petite promenade nocturne dans le pays du milieu grâce à ses nombreux restaurants qui dégagent une forte odeur de nourriture chinoise, l'architecture typiquement chinoise ou encore les milliers de lampes rouges qui illuminent le quartier.

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Si vous décidez de faire un tour au nord de la ville, vous pourrez monter au sommet du mont Rokko et avoir une vue sur la ville de Kobe. Certaines personnes vous diront que cette vue est un des plus belles du Japon de nuit. C'est aussi au nord qu'on trouve le quartier international (Kitano). Des centaines de bâtiments à l'architecture occidentale ont été construites dans ce quartier suite à l'ouverture du port au marché international au 19ème siècle. C'est d'ailleurs une des raisons pour laquelle je ne me suis pas intéressé à cette partie de la ville puisque ce genre de bâtiments, c'est un peu ce qu'on trouve dans notre bonne vieille Europe :)

  • Amanohashidate

Amanohashidate, ce nom ne vous dit sûrement pas grand chose. Sous ce nom à l'apparence barbare se cache une des plus belles vues du Japon. Se situant au nord de la préfecture de Kyôtô dans la baie de Miyazu, elle doit son identité à cette petite route qui rattache les deux parties de la baie. Longue de d'environ 3 km, c'est elle qu'on appelle AmanoHashidate (ou pont vers les cieux). Il est possible de monter en haut d'une colline de chaque côté de la baie pour admirer ce lieu unique. Les plus fainéants seront contents d'apprendre que des télésièges ou funiculaires permettent de monter au point culminant d'une des collines sans se fatiguer. Mais les plus téméraires (comme moi évidemment :D) préfèreront une petite randonnée pour atteindre le lieu d'observation : le parc Kasamatsu. A noter qu'il existe aussi un temple plus haut dans la montagne à environ 20 mns de marche du parc Kasamatsu, bien que j'y suis allé faire un tour, je vous épargnerai l'historique de ce dernier qui risque de vous fâcher encore plus avec les noms japonaiss. (NB : pour les curieux, c'est le temple Nariaji)

Petite information intéressante : il est conseillé d'observer l'amanohashidate entre les jambes et à l'envers. Il est dit que de cette façon, on a l'impression que l'Amanohashidate flotte... J'ai pas eu trop cette impression mais bon, c'est toujours de le faire !

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  • Nara

Je terminerai mon aventure dans le Kansai par Nara, ville historique au Japon, puisque c'était la première capitale permanente du Japon (en 710). On fêtait donc cette année son 1300 ème anniversaire. Pour faire simple, Nara, c'est relativement petit, à l'ouest, il y a la gare et puis c'est tout... l'est se trouve tous les lieux à visiter. Commençons tout de suite avec le lourd du lourd, j'ai nommé le Todaiji qui détient à lui seul 2 records : celui de la statue en bronze du bouddha la plus large mais aussi du plus large bâtiment en bois du monde. Bref, de quoi impressionner n'importe quel touriste. En s'enfonçant un peu plus à l'est, on peut profiter d'une promenade dans le parc de Nara et y visiter de multiples sanctuaires et temples, dont Kasuga Taisha et ses milliers de lampes qui illuminent les lieux au milieu de la forêt. Autre point amusant qui donne un charme non négligeable à Nara, ce sont les daims qui se promènent un peu partout dans le parc de Nara et il y en a.... un bon paquet quand même. Les commerçants japonais, pas cons pour deux sous, en ont donc profité pour vendre à tout va de la bouffe pour daims aux touristes pour arrondir leur fin de mois. Ce qui est cool dans tout ça, c'est que c'est mignon (ou à la japonaise trop kawaaaiiii) mais en contrepartie, c'est que ces daims pondent de la merde un peu partout, et ça c'est moins cool. Vous trouverez sûrement que ma petite description de Nara est assez bâclé mais bon... le Kansai, c'est beaucoup de temples, du shintô, du bouddhisme à tout va, c'est clairement une chose à voir soi-même plutôt que de lire une description sur Internet.

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