Une année au Japon

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lundi, février 1 2010

Moi t'apprendre à parler japonais

Le japonais, quelle magnifique langue... Une structure complètement différente du français, un "alphabet" complètement nouveau, des Kanjis à tout va, obligation d'apprendre du vocabulaire régulièrement, comme vous pouvez vous en douter, cette langue n'est pas la plus facile à apprendre. Contrairement à l'anglais, le coup du "je te prononce le mot en français avec l'accent anglais" ne marchera pas ici. Il faut donc changer de méthodologie dans ce pays.

Je vous livre donc quelques méthodes pour attaquer cette langue. Pour ma part, j'ai pu voir une progression lente mais constante mais bon vu que je partais de pas grand chose, c'est déjà pas si mal :

  1. Si vous débutez, maîtrisez VRAIMENT les hiragana (un des deux alphabets japonais), c'est l'indispensable de chez indispensable, en plus c'est rapide à connaître. Pour les Katakana, c'est bien de les savoir mais je dirai à un degré moindre.
  2. Etant parti en ayant fini le premier volume du Minna no Nihongo I, j'étais légèrement paumé à mon arrivée au Japon, on arrive à survivre mais bon, un bon livre de grammaire japonaise pour le semestre d'hiver m'a permis de comprendre énormément de structures de phrases, reste plus qu'à l'appliquer dans la vie de tous les jours et là je suis pas dans la merde vu qu'il me faut 10 secondes pour construire la phrase dans la tête.
  3. Lire du japonais tout le temps. Vous êtes dans le métro, vous êtes chez vous, vous êtes dans la rue, essayez de lire le Japonais qui vous entoure même s'il y a des Kanjis de partout, petit à petit, vous commencerez à les retenir, il suffira par la suite de vérifier sa signification dans un dictionnaire pour commencer à l'assimiler (ah le fameux 注意 qu'on retrouve dans le métro, dans la rue, dans les chiottes, mon classique !)
  4. Regardez la télévision japonaise : quand on débute, c'est incompréhensible, ça l'est toujours pour moi vu la vitesse à laquelle les gens parlent MAIS on arrive à capter deux-trois phrases, la lecture des sous-titres japonais (qui prennent un bon tiers de l'écran) aide cependant à la compréhension
  5. Les kanjis ne s'apprennent pas tout seul et s'oublient vite. Un bon apprentissage des Kanjis est d'apprendre à la fois le on-yomi et le kon-yomi (les deux prononciations du kanji), de l'associer à d'autres kanjis afin de former des mots et de connaître évidemment sa prononciation. J'ai la chance d'avoir un cours de kanji en semaine qui me permet de réviser les Kanjis que j'ai appris tout seul via des flashcards ou le site smart.fm. Il est très important d'écrire les Kanjis régulièrement pour se rappeler de l'ordre d'écriture
  6. Pour ceux qui ont un peu d'argent, il est intéressant d'investir quelques yens dans des mangas (vu le prix, pourquoi s'en priver) en japonais pour afin de mêler apprentissage et divertissement. Un avantage sympa des mangas pour ado' est la présence des furigana permettant ainsi la lecture des kanjis. Pour les plus fortunés, un dictionnaire électronique est un passe partout intéressant pour vous débloquer à la lecture ou la découverte d'un nouveau kanji.
  7. Ecoutez de la musique japonaise : détendez-vous en écoutant de la musique japonaise de temps en temps, vous verrez les japonais sont tellement originaux que vous retrouverez souvent les même paroles dans les chansons, de quoi enrichir votre vocabulaire de quelques mots (un peu cul cul la praline...)
  8. Ce n'est un secret pour personne, le top du top, ça reste la conversation. Blablatez de tout et n'importe quoi avec les gens. J'applique la méthode du Japanglish qui est de faire un mix des deux, le but étant de tendre de plus en plus vers le Japanese.

Février marquera aussi le début des GROS voyages au Japon, un véritable marathon va débuter jusqu'à fin mars-début avril. Attendez-vous à voir des nouveaux paysages en guise d'illustrations ;)

mardi, janvier 26 2010

Ce qui est bien, ce qui n'est pas bien...

Pratiquement 4 mois depuis mon arrivée au Japon, le temps passe décidément trop vite, chaque semaine ici révèle son lot de surprises et de rencontres. D'une manière totalement subjective, je vous dresse un constat de ce que j'ai trouvé jusqu'à présent cool et pas cool au Japon par rapport à notre France adorée :

Ce qui est mieux qu'en France:

  • Les Japonaises : Yeah, il fallait bien y venir un jour, un point sur lesquels où pratiquement tous les étrangers sont d'accords, c'est que les Japonaises en mini-jupes aussi bien en été qu'en hiver, c'est pouce vers le haut. En plus, sans vouloir offenser la gente féminine en France, je trouve que d'une manière générale, les japonaises se sapent vraiment d'une façon vraiment classe et séduisante. C'est totalement subjectif mais le tout donne vraiment un résultat plaisant pour nous, les hommes. Au nom de tous les étrangers, je lève une nouvelle fois mon pouce vers le haut !
  • Les transports en commun : Un véritable bonheur de se balader dans un métro propre, sans retard, sans grève, plus moderne que le métro parisien (bon à part la ligne 14). J'ai suivi l'actualité française en décembre et le RER et je n'ai pas pu m'empêcher d'avoir une pensée aux français, ça avait l'air d'être un pur bonheur pour les Parisiens quand même.
  • La courtoisie des gens : Ici, pas ou très très peu de bousculade, les gens sont civilisés, font la queue en rang pour entrer dans le train, serre à gauche dans les escalators pour laisser passer les personnes désirant monter plus rapidement. Ce sont aussi les champions pour s'excuser pour la moindre petite erreur de leur part.
  • QoS ou la qualité du service : Au Japon, le client est roi ! Les vendeurs sont à vos petits soins et vous proposent plein de petites offres (que je ne comprends pas de toute façon). Malgré tout, bien qu'étant étranger, les commerçants se cassent souvent la tête pour nous et ça, c'est une preuve de qualité de service.
  • Sécurité : Au Japon, on se sent comme dans le patelin d'Auvergne. Jamais on n'imaginerait se faire agresser dans la rue. D'ailleurs, plusieurs signes l'indiquent, les commerçants étalent leur collection de téléphone portable dans la rue sans antivol.
  • La météo : Je ne sais pas si je suis arrivé pile l'année exceptionnelle, mais le temps a été très doux jusqu'à présent. La preuve, on pouvait se balader encore en tee-shirt au début du mois de décembre.
  • La nourriture : Qu'est-ce que c'est bon de manger japonais pratiquement tous les jours. Entre sushis, sashimis le soir et katsudon, curry au déjeuner, je pense que jamais je ne m'en lasserai. Je n'oublierai pas les combinis qui sont devenus indispensable pour moi (Comment je vais faire en rentrant en France ?)
  • Le tourisme : J'arrive à décembre et bien que je donne mon maximum pour faire du tourisme tous les week-ends, j'ai l'impression que jamais je terminerai Tôkyô et ses alentours, il y a trop de choses à voir et à découvrir... Quand je pense que je dois encore traverser tout le reste du pays, ça promet des week-ends encore chargés.

Ce qui n'est pas mieux qu'en France :

  • Les Japonais(es) : Encore (je rajoute aussi les hommes dans le tas) ! Non, je ne dirai pas que les Japonaises sont des gros thons ici. Comme l'a dit ce cher Claude François, elles sont toutes belles, belles, belles comme le jour. Je critiquerai ici la façon de se saper de certaines japonaises. Autant il y en a qui ont vraiment la classe, autant certaines, ça ressemble à rien. Oui, la mode Shibuya, je n'adhère pas à 100 %. Entre les pompes flashy arc-en-ciel, le manteau fluo, le maquillage extravagant, et pour certaines, ne mâchons pas les mots, un look qui leur font passer pour des grosses putes ! (Oh le gars trop vulgaire bouh ! ) Mention spécial à un Japonais vu à Kashiwa qui avait le combo qui tue : manteau vert fluo, pantalon marron caca, et chaussures violettes fluo.
  • Le prix des transports : La qualité d'un service, ça se paie, mais là, on paie vraiment beaucoup pour prendre les transports. Un aller/retour sur Tokyo revient à 10-15 €. Dire que je pleurais quand je payais 5-6 € pour faire un ticket journalier à Paris...
  • Les heures de pointe : Je n'ai jamais été agoraphobe, j'ai toujours aimé la foule, mais aux heures de pointe, le métro japonais c'est la misère totale. Les gens se poussent pour entrer dans le train déjà bondé, on se sent comme une tranche de jambon écrasé entre deux tranches de pain et lors des jours de pluie, ça sent grave le phoque (comme la France en fait...). Alors oui, si ce sont des jolies demoiselles qui sont serrées contre vous, je ne dis pas non (ça sent le vécu :D), mais quand ce sont des salary man qui personnellement ne me font aucun effet, alors là c'est tout de suite moins agréable. (ça sent le vécu aussi :( )
  • Fast and Furious Tôkyô Drift : Les conducteurs fous du Japon sont de sortie le soir. Dès que la nuit commence à tomber, certaines voitures roulent comme des fous dans les mini-rues de Kashiwa. S'il pleut, ça roule encore plus vite, un véritable parcours du combattant pour les cyclistes
  • Le travail : Cela ne me concerne pas directement mais il semblerait que certains étudiants à l'université de Tôkyô ne sont pas ménagés au niveau de leurs études puisque certains ont des cours le samedi ET le dimanche ! Quelque chose de totalement inconcevable en France.
  • Les hommes/femmes sandwichs : Bien que ce ne soit pas vraiment comparable à la France, les distributeurs de pubs dans les rues du Japon sont monnaie courante et j'ai toujours du mal à m'y habituer. J'ai vraiment de la peine pour ces pauvres personnes qui se prennent des vents par 99% des Japonais, alors je me sens évidemment obligé de leur prendre un prospectus de temps en temps bien que je me fous royalement du prospectus.

Ce qui est drôle/insolite au Japon :

  • Tu es japonais : Bien que je m'y attendais un peu vu ma tête d'asiatique, je ne pensais pas non plus que les japonais allaient me prendre autant pour un des leurs. Entre random encounter dans la rue avec des gentils grand-mères, des fails magistraux à l'entrée des lieux touristiques où je suis le seul à ne pas avoir de guide du visiteur en anglais ou les commerçants qui me font du blabla à tout bout de champ pour essayer de me vendre leurs marchandises, j'ai eu l'occasion de me retrouver dans toutes les situations possibles et imaginables
  • La french attitude : Grandir en France, ça aide dans pas mal de choses. Infiltration dans des party de gens qu'on ne connaît pas, impression de passer pour des gros touristes sur le campus (j'aime beaucoup le coup du short + tee-shirt en décembre), types qui ont l'air trop intelligents car on "parle" plein de langues (anglais, chinois, allemand, français, japonais), bref, se lâcher c'est une force bien de chez nous ! Je me sens comme un poisson dans l'eau.
  • Tôkyô by night : Plus précisément Shibuya by night, passé minuit, on se retrouve avec un quartier vide, des lumières roses qui s'allument dans les rues, des prostituées qui traînent dans les rues et des monsieurs qui crient : "Sexe pas cher, venez, venez !". Bref, un tout autre monde qui contraste avec l'activité du quartier en journée.

vendredi, janvier 22 2010

Des magasins pratiques

Un petit peu de "slice of life" aujourd'hui avec une présentation brève de divers magasins utiles pour tout étudiant qui se respecte.

  • Le 100 yens shop : Aménager votre appartement à prix réduits

Comme son nom l'indique, c'est un magasin où tout est vendu à 100 yens (en réalité, 105 yens puisqu'il y a une taxe de 5%). On y trouve absolument tout et n'importe quoi. Vaisselles, nourritures, papeteries, fournitures scolaires, produits d'entretiens... Une véritable aubaine pour les jeunes étudiants qui s'installent pour quelques temps au Japon. Et contrairement à ce qu'on pourrait penser, la qualité des objets est plutôt de bonne facture et suffit largement au besoin quotidien.

  • Les combinis : Dépannage express

Ce sont les superettes japonaises qu'on trouve un peu partout (dans un rayon de 1 km, je peux en compter facilement 4 :) ). Ouvert 24h/24h 7J/7j, ces petits magasins proposent essentiellement de quoi se nourrir/boire, retirer de l'argent, acheter des billets de spectacle, des magazines. Ce genre de magasins va clairement me manquer à mon retour en France pour diverses raisons :

  1. Le fait que les combinis soient ouverts 24h/24h permet de dépanner quand vous faites une petite fête qui se prolonge dans la nuit sombre et obscure.
  2. Quand vous rentrez de voyage à 0h-1h du matin, vous serez bien heureux de voir un magasin ouvert pour vous acheter un petit dîner.
  3. Quand vous avez 100-200 yens qui traînent dans votre poche, il est difficile de ne pas aller les claquer n'importe comment dans un combini : Chou à la crème, melon pan, onigiri, nourriture extra-terrestre et plus encore...

En clair, si vous voyez un panneau Lawson, Family Fart, AM/AM, Seven etc... C'est que vous êtes devant un combini.

Combini.jpg

  • Les librairies japonaises : Book off rules the universe

Les parisiens connaissent peut-être déjà cette chaîne de magasin; Book off est une librairie géante vendant tout type de produits culturels à prix réduits car souvent de seconde main. Dans un pays où les prix des jeux-vidéos ou CD audio sont abusés, trouver les mêmes produits à moitié prix et d'une qualité proche du neuf (les japonais ont l'air de prendre très soin de leurs produits culturels), fait un bien fou au porte monnaie. Mais le meilleur reste à venir, car qui dit Book Off dit évidemment livres et qui dit livres au Japon dit Manga. De ce côté-là c'est l'orgie totale. Initialement, j'étais passé au Book Off pour m'acheter un petit manga pour m'entraîner à la lecture et aux kanjis mais je suis ressorti du magasin avec bien plus d'un manga... Je ne vous surprendrai pas en disant que les prix des mangas en France sont carrément abusés (de 6 à 10 €), j'avais déjà eu écho que les prix japonais étaient à moitiés prix en général (3€ à 5 €). Mais c'était sans compter sur Book off qui proposait une tonne (vous prenez un rayon manga de type FNAC et vous le multiplier par environ 50 et vous obtenez le rayon japonais) de mangas en occasion comme neuf à 105 yen soit 80 cents... On y trouve de tout, les dernières nouveautés jusqu'aux reliques d'il y a 20 ans (Y'avait même du Kimagure Orange Road yeah xD), j'étais tout simplement stupéfait. Bref, pour environ 5 euros, je suis ressorti avec 6 mangas sous les bras, prêt à en découdre avec la langue japonaise d'une manière divertissante :D

  • UNIQLO : le Celio Japonais

Fraîchement arrivé en France l'année dernière du côté de PARIS, UNIQLO est LA référence japonaise pour ceux qui cherchent à s'habiller d'une manière casual à prix réduits (de 7 à 15 € pour un sweet, tee-shirt ; environ 30 € pour un pantalon hors période de solde). Certains comparent Celio à Gap, mais je trouve que le comparer à Celio est plus approprié. Bon, je ne vais pas aller dans les détails puisque ça reste un magasin de fringues mais cette chaîne de magasin est tout à fait approprier à tout ceux qui veulent toucher un peu au style vestimentaire japonais. J'avoue quand même que j'ai encore du mal avec les couleurs flashy jaune aveuglant, rose bonbon ou vert fluo mais bon, this is japanese style :o).

dimanche, janvier 17 2010

Chanter encore et toujours (ou pas)

Chanter, chanter... Qui n'a jamais zappé au moins une fois sur la "Fureur" d'Arthur dans les années 90 ? Une émission qui permettait à toute une famille de se retrouver devant la télévision et de chanter les plus grands tubes de la variété française comme les 2 Be 3, Alliage ou les Poetic Lovers. Malheureusement, cette émission a terminé dans les oubliettes après quelques années de bons et loyaux services.

Après cette introduction, vous vous doutez bien du contenu de ce billet... Je parlerai évidemment du karaoké, un divertissement très prisé des jeunes japonais. Bref, ces derniers n'hésitent pas à squatter les salles de Karaoké plusieurs fois par semaine pour décompresser, passer un moment agréable entre amis, ou pour certains montrer à tous leur talent de chant. Il est donc très facile de trouver une salle de karaoké près de son chez-soi (De mon domicile, il me faut environ 5-10 minutes pour m'y rendre en vélo...).

Comment ça marche en fait ?

Pour seulement environ 500 yens (3-4 €) par personne pour deux heures ou 2000 yens (13 €) pour la nuit blanche, tout le groupe se retrouve dans une salle avec canapés, deux micros, une grosse télé et enceintes bien puissantes et c'est parti pour une séance de chants endiablée. Qu'on chante comme un dieu ou comme une merde, l'ambiance est bonne enfant et des félicitations viennent clôturer chaque performance. Evidemment, pour les chansons les plus connues et rythmées, c'est de la dynamite puisque tout le monde donne le meilleur de soi pour accompagner les chanteurs au micro : reprise du refrain en choeur, tapage dans les mains en rythme, danse improvisée et des "OOHH YEEAHHH" en pagaille. Le choix des chansons se fait manuellement en entrant l'identifiant sur l'unité centrale. Mais puisque les gens sont éparpillés un peu partout dans la salle, des mini téléviseurs tactiles sont mises à disposition permettant de choisir de manière interactive les chansons.

Qu'est-ce qu'on peut chanter ?

Bon, on est au Japon, donc si vous ne connaissez pas quelques chansons japonaises, vous serez dans le caca mais bon, on apprend rapidement à connaître les artistes de l'archipel. On retrouve donc une brochette d'artistes qui me sont maintenant bien connus : Remioromen, L'Arc en Ciel, Mr Children, Greeeen, Spitz, EXILE, X Japan etc... Pour les plus otakus, il y a évidemment masse de chansons d'animes Et pour nous les étrangers, qu'est-ce qu'on peut chanter si on ne parle pas japonais ? Les gérants des karaoké ont pensé à tout puisqu'on retrouve les plus grands groupes internationaux pop-rock : Oasis, Red hot Chili Peppers, Coldplay, plein de chansons Disney, Celine Dion, Cranberries, the Eagles, the Beatles, Bon jovi et tant d'autres, il nous est donc possible de montrer à tous nos talents de chanteurs. A ma grande surprise, des artistes français sont présents dans la base de données. Nos représentants se nomment Polnareff, France Gall, Edith Piaf ou Françoise Hardy, en résumé, le gratin de la chanson française :o).

Je termine l'article en vous offrant les grands classiques japonais qu'on entend presque à chaque séance de karaoké. Ce qui est bien, c'est qu'elles sont pas trop trop dures à chanter :o)

Greeeen - キセキ

mercredi, janvier 13 2010

Suteki da ne ??!!

Il y a un an, quand je préparais mon dossier pour partir au Japon, je m'étais juré deux choses : "Si je pars, j'en profiterai pour sortir n'importe où, n'importe quand pour rencontrer des gens ET de tester les produits les plus débiles du Japon au nom du journalisme".

J'ai déjà parlé il y a quelques semaines de la sortie vidéo-ludique de l'année au japon, j'ai nommé Final Fantasy XIII. Eh bien, en passant dans mon supermarché habituel, mes yeux se sont rivés sur un superbe produit au packaging accrocheur : l'Élixir Final Fantasy. Sans hésitation, je me suis saisi du produit pour le mettre dans mon panier sans me soucier du prix (un peu abusé en passant pour le contenu, vous comprendrez plus tard) : 980 yens / 6-7 €. En regardant de plus près la boîte, je découvris que la boîte contenait une canette du fameux élixir ainsi qu'un Trading Arts Mini qui est en fait une simple figurine. J'appris par la suite par l'intermédiaire de mes camarades qu'il existait une dizaine de packagings pour les canettes, de quoi faire faire plaisir aux plus gros geeks de la série FF. ffelixir2.jpg

Bref, passons maintenant au déballage du produit. Comme prévu, on y trouve une figurine d'environ 7-8 cm à monter soi même comme les Kinder Surprise. Alors pour les connaisseurs, je suis tombé sur le personnage de Oerba Yun Fang (franchement, c'est quoi ce nom -_-). ffelixir3.jpg

Mais the best of the best, ce qui m'a fait acheter le produit, c'est évidemment l'élixir. Alors beaucoup de questions me sont venus à l'esprit : est-ce que ça va être bon ? Est-ce que je vais devenir aussi fort qu'un personnage de Final Fantasy ? Est-ce vraiment la boisson que les héros du jeu boivent ? vais-je retrouver mes points d'énergie et de magie grâce à ça ? De quelle couleur est la mixture ? Dans quelques secondes, toutes mes interrogations auront disparu...

LIVE comment : J'ouvre la canette, une odeur enivrante de framboise chimique atteint mes narines. Je verse un peu de mixture dans un verre pour y découvrir la couleur et oh malheur, c'est transparent comme de la flotte ; quelle déception, moi qui espérais trouver une couleur mystique schtroumpf....La déception peut se lire sur mon visage mais bon passons... Il est maintenant temps de goûter cette potion afin d'en terminer avec toute l'excitation. Je bois une gorgée, puis une deuxième, puis une troisième... Ce n'est pas dégueulasse (pas pire que le jus d'ours, cf billet Tabetai ! Tabetai !), mais on sent le concentré de produits chimiques pas naturels. Pour faire un rapprochement, je classerai ce produit dans la même classe que le Burn's ou le Red Bull. Il est clair que je ne rachèterai probablement pas ce produit, c'est cher pour ce que c'est. Je félicite quand même l'équipe marketing de Square-Enix qui arrive à vendre des produits dérivés complètement débiles aux gens (et j'en fais partie :D). ffelixir.jpg

NOTE : après une recherche rapide sur Internet, il semblerait que cette boisson soit en fait une boisson énergisante d'où ce rapprochement avec Burn's et compagnie...

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