Sur ce jeu de mot mûrement réfléchi, je vous propose de plonger en plein coeur des fêtes traditionnelles japonaises, les O-Matsuri (qu'on traduirait tout simplement par fête ou festival). En ce week-end du 18 octobre se déroulait donc du côté de Kawagoe un gros Matsuri.

Comme d'habitude avec les noms Japonais, Kawagoe doko doko ? Kesako ? WTF ?! Se situant à l'ouest de Kashiwa ou au Nord-ouest de Tokyo, cette ville se situe dans la préfecture de Saitama. Malgré les 1h30 de train, c'est avec courage et excitation que je décide de m'y rendre afin d'y vivre mon tout premier Matsuri.

Arrivé sur les coups de 15h15 à la gare de Kawagoe, un petit air de Châtelet-les Halles envahissait la gare si vous voyez ce que je veux dire. "Du déjà vu, me dis-je". Pas impressionné pour deux sous, je décidai de faire un tour dans les environs avant de rejoindre mes compagnons du jour sur les coups de 16h. Ne connaissant pas la ville, j'ai appliqué la méthode : "Suis la foule et tu arriveras à l'endroit que tu cherches". Comme un air de déjà vu du côté de Harajuku, la foule se dirige dans une rue relativement étroite et rempli de monde. En n'avançant que de 3 mètres toutes les minutes, j'ai pris rapidement la direction des rues parallèles afin de me libérer de la foule monstrueuse (et on est seulement l'après-midi...). Trois petits tours à gauche, à droite, une rencontre avec un mannequin insolite, et voilà le tour de reconnaissance terminé. Il est à présent 16h, place maintenant au véritable Matsuri !

Ne sachant pas comment organiser le récit de ce matsuri, je vais appliquer la méthode banale mais efficace du découpage selon plusieurs thèmes.

  • L'ambiance

En trois mots : unique, festive et traditionnelle.

Unique parce que c'est la première fois que je mets les pieds à un tel festival, une atmosphère très japonaise qui nous change bien de notre douce France. Difficile de décrire tout ça par des simples mots, on faut vivre ce moment pour comprendre :)

Festive : Bonne humeur et sourires se retrouvent au coin de toutes les rues du festival. Que ce soit entre amis ou famille, tout le monde y a trouvé son compte et a apprécié le Matsuri.

Traditionnelle : Tout simplement car cette fête ne s'inscrit pas dans la lignée des fêtes contemporaines mais nous permet de faire un petit bon dans un Japon plus "médiéval". On y trouve entre autres des Dashi (les chariots) qui parcourent les rues de Kawagoe et des artistes arborant des vêtements traditionnels.

  • Les stands

Impossible de ne pas passer à côté des stands à part d'être complètement aveugle. De nombreux stands sont disposés tout au long des rues de Kawagoe. Du côté des stands de miam-miam, nous trouvons des bananes au chocolat, des okonomiyakis (tout simplement exquis !), du yakisoba, des crêpes, des kebabs (Très japonais ça), des dangos, des takoyakis et tellement plus... Du côté du divertissement, on trouve des stands classiques : pêche de poisson avec la feuille de papier qui se déchire facilement, tir à la carabine, tombola.

  • Le monde

Ahem, ahem, 14 juillet à Paris... ahem ahem... Harajuku puissance deux.... ahem ahem... Vous voyez sûrement où je veux en venir :)

  • Bilan

Malgré une petite pluie en fin d'après-midi, le festival fut réellement lancé à la tombée de la nuit, c'est-à-dire vers 17h30. Parcourir les rues au rythme des chants traditionnels, des chariots et des stands a été (encore une fois) un véritable plaisir. En tant qu'observateur occidental, je remercie encore la culture nippone de nous faire découvrir une nouvelle facette de son visage. Je dois vous avouer que j'ai eu beaucoup de mal à retranscrire ce matsuri, j'espère que les photos ci-dessous vous permettront de vous plonger ne serait-ce que quelques secondes au coeur de ce festival.

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PS : Je remercie le Nikon D80 pour m'avoir permis de capturer quelques instants de ce Matsuri. Je n'imagine pas le résultat que ça aurait donné avec mon bon vieux Compact Panasonic. Entre obscurité, gens qui vous bousculent, déplacement des sujets, je vous avoue que ça n'a pas été de tout repos d'obtenir des clichés intéressants :o). Enfin ces conditions extrêmes ont été un bon entraînement pour la suite de mes aventures photographiques.