Mardi 3 novembre, jour de la culture (Bunka no Hi) au Japon. En ce jour férié (avec évidemment un ciel parfaitement dégagé), un petit tour à Tokyo devait s'imposer pour se cultiver un peu en ce jour saint !

Après quelques recherches sur le net, c'est finalement du côté d'Asakusa que j'ai décidé de m'aventurer et pour cause, depuis maintenant 10 ans se tient le Tôkyô Jidai Matsuri, une parade gigantesque retraçant l'histoire de l'actuelle capitale du Japon. Excité de découvrir sous forme de défilé des siècles d'histoire de ce pays, je pars un peu à l'arrache sans déjeuner et arrive 30 minutes en avance pour trouver une place optimale pour photographier les différents acteurs du défilé.

Et là l'horreur ! Après avoir trouvé une petite place aux premières loges au prix de quelques acrobaties dans la foule, je découvre que j'ai oublié mon bon vieux D80. C'est le drame, le dégoût, la rage qui me domine. Heureusement que le plan B du photographe avait été activé puisque j'ai trouvé mon compact traînant au fond du sac à dos. "C'est mieux que rien", me dis-je, bien que j'avais un peu la haine. Enfin, il reste quelques minutes avant le début du défilé. Que faire en attendant ? Entraînement de japonais ! Je commence à discuter un peu avec une grand-mère qui parlait pas un mot d'anglais évidemment. Comme dans 70% des cas, elle est surprise quand je lui dis que je viens de France, alors qu'elle pensait que j'étais un japonais pur et dur. Elle s'étonne aussi du fait que je parle plutôt un japonais correct bref une conversation sympathique et sans prise de tête pour patienter jusqu'au début du spectacle.

Dès les premières minutes, le ton est donné : musique très traditionnelle, costumes des participants très réussis. Les 150 minutes du défilé ont été un véritable plaisir. Outre la traversée de tous les âges : Des Tokugawa aux Shinsengumis, c'est près de 500 ans d'histoire japonaise qui m'est offerte gracieusement, des mises en scène de combat, d'acrobaties, petites scènes de Kabuki et autres sketchs humoristiques ont alimenté sans arrêt le défilé, lui offrant une dynamique agréable qu'on en oubliait le froid qui régnait à Asakusa.

En parlant de froid, je souligne encore une fois la performance des milliers de figurants du défilé qui, pour la plupart, portait qu'un simple kimono sur eux, bref ils devaient bien se les peler. Bon, les adultes faisaient comme si de rien n'était, mais il était amusant de voir les petits enfants adopter des poses bizarres et crier "SAMUIIII DESSUUU" pendant qu'ils défilaient. Une situation qui fait sourire le public qui n'a pas à hésiter à les encouragee à coup de "GAMBATTEE !!".

Le défilé s'est terminé aux alentours de 16h, le temps de me promener rapidement dans Asakusa, de me dire que "Putain, j'ai rien mangé depuis ce matin", de faire un tour dans un combini pour me prendre un onigiri goût prune salée pour casse croûte et de rentrer à la maison sur les coups de 17h-18h.

Ci-dessous quelques clichés du Tôkyô Jidai Matsuri

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