Pratiquement 4 mois depuis mon arrivée au Japon, le temps passe décidément trop vite, chaque semaine ici révèle son lot de surprises et de rencontres. D'une manière totalement subjective, je vous dresse un constat de ce que j'ai trouvé jusqu'à présent cool et pas cool au Japon par rapport à notre France adorée :

Ce qui est mieux qu'en France:

  • Les Japonaises : Yeah, il fallait bien y venir un jour, un point sur lesquels où pratiquement tous les étrangers sont d'accords, c'est que les Japonaises en mini-jupes aussi bien en été qu'en hiver, c'est pouce vers le haut. En plus, sans vouloir offenser la gente féminine en France, je trouve que d'une manière générale, les japonaises se sapent vraiment d'une façon vraiment classe et séduisante. C'est totalement subjectif mais le tout donne vraiment un résultat plaisant pour nous, les hommes. Au nom de tous les étrangers, je lève une nouvelle fois mon pouce vers le haut !
  • Les transports en commun : Un véritable bonheur de se balader dans un métro propre, sans retard, sans grève, plus moderne que le métro parisien (bon à part la ligne 14). J'ai suivi l'actualité française en décembre et le RER et je n'ai pas pu m'empêcher d'avoir une pensée aux français, ça avait l'air d'être un pur bonheur pour les Parisiens quand même.
  • La courtoisie des gens : Ici, pas ou très très peu de bousculade, les gens sont civilisés, font la queue en rang pour entrer dans le train, serre à gauche dans les escalators pour laisser passer les personnes désirant monter plus rapidement. Ce sont aussi les champions pour s'excuser pour la moindre petite erreur de leur part.
  • QoS ou la qualité du service : Au Japon, le client est roi ! Les vendeurs sont à vos petits soins et vous proposent plein de petites offres (que je ne comprends pas de toute façon). Malgré tout, bien qu'étant étranger, les commerçants se cassent souvent la tête pour nous et ça, c'est une preuve de qualité de service.
  • Sécurité : Au Japon, on se sent comme dans le patelin d'Auvergne. Jamais on n'imaginerait se faire agresser dans la rue. D'ailleurs, plusieurs signes l'indiquent, les commerçants étalent leur collection de téléphone portable dans la rue sans antivol.
  • La météo : Je ne sais pas si je suis arrivé pile l'année exceptionnelle, mais le temps a été très doux jusqu'à présent. La preuve, on pouvait se balader encore en tee-shirt au début du mois de décembre.
  • La nourriture : Qu'est-ce que c'est bon de manger japonais pratiquement tous les jours. Entre sushis, sashimis le soir et katsudon, curry au déjeuner, je pense que jamais je ne m'en lasserai. Je n'oublierai pas les combinis qui sont devenus indispensable pour moi (Comment je vais faire en rentrant en France ?)
  • Le tourisme : J'arrive à décembre et bien que je donne mon maximum pour faire du tourisme tous les week-ends, j'ai l'impression que jamais je terminerai Tôkyô et ses alentours, il y a trop de choses à voir et à découvrir... Quand je pense que je dois encore traverser tout le reste du pays, ça promet des week-ends encore chargés.

Ce qui n'est pas mieux qu'en France :

  • Les Japonais(es) : Encore (je rajoute aussi les hommes dans le tas) ! Non, je ne dirai pas que les Japonaises sont des gros thons ici. Comme l'a dit ce cher Claude François, elles sont toutes belles, belles, belles comme le jour. Je critiquerai ici la façon de se saper de certaines japonaises. Autant il y en a qui ont vraiment la classe, autant certaines, ça ressemble à rien. Oui, la mode Shibuya, je n'adhère pas à 100 %. Entre les pompes flashy arc-en-ciel, le manteau fluo, le maquillage extravagant, et pour certaines, ne mâchons pas les mots, un look qui leur font passer pour des grosses putes ! (Oh le gars trop vulgaire bouh ! ) Mention spécial à un Japonais vu à Kashiwa qui avait le combo qui tue : manteau vert fluo, pantalon marron caca, et chaussures violettes fluo.
  • Le prix des transports : La qualité d'un service, ça se paie, mais là, on paie vraiment beaucoup pour prendre les transports. Un aller/retour sur Tokyo revient à 10-15 €. Dire que je pleurais quand je payais 5-6 € pour faire un ticket journalier à Paris...
  • Les heures de pointe : Je n'ai jamais été agoraphobe, j'ai toujours aimé la foule, mais aux heures de pointe, le métro japonais c'est la misère totale. Les gens se poussent pour entrer dans le train déjà bondé, on se sent comme une tranche de jambon écrasé entre deux tranches de pain et lors des jours de pluie, ça sent grave le phoque (comme la France en fait...). Alors oui, si ce sont des jolies demoiselles qui sont serrées contre vous, je ne dis pas non (ça sent le vécu :D), mais quand ce sont des salary man qui personnellement ne me font aucun effet, alors là c'est tout de suite moins agréable. (ça sent le vécu aussi :( )
  • Fast and Furious Tôkyô Drift : Les conducteurs fous du Japon sont de sortie le soir. Dès que la nuit commence à tomber, certaines voitures roulent comme des fous dans les mini-rues de Kashiwa. S'il pleut, ça roule encore plus vite, un véritable parcours du combattant pour les cyclistes
  • Le travail : Cela ne me concerne pas directement mais il semblerait que certains étudiants à l'université de Tôkyô ne sont pas ménagés au niveau de leurs études puisque certains ont des cours le samedi ET le dimanche ! Quelque chose de totalement inconcevable en France.
  • Les hommes/femmes sandwichs : Bien que ce ne soit pas vraiment comparable à la France, les distributeurs de pubs dans les rues du Japon sont monnaie courante et j'ai toujours du mal à m'y habituer. J'ai vraiment de la peine pour ces pauvres personnes qui se prennent des vents par 99% des Japonais, alors je me sens évidemment obligé de leur prendre un prospectus de temps en temps bien que je me fous royalement du prospectus.

Ce qui est drôle/insolite au Japon :

  • Tu es japonais : Bien que je m'y attendais un peu vu ma tête d'asiatique, je ne pensais pas non plus que les japonais allaient me prendre autant pour un des leurs. Entre random encounter dans la rue avec des gentils grand-mères, des fails magistraux à l'entrée des lieux touristiques où je suis le seul à ne pas avoir de guide du visiteur en anglais ou les commerçants qui me font du blabla à tout bout de champ pour essayer de me vendre leurs marchandises, j'ai eu l'occasion de me retrouver dans toutes les situations possibles et imaginables
  • La french attitude : Grandir en France, ça aide dans pas mal de choses. Infiltration dans des party de gens qu'on ne connaît pas, impression de passer pour des gros touristes sur le campus (j'aime beaucoup le coup du short + tee-shirt en décembre), types qui ont l'air trop intelligents car on "parle" plein de langues (anglais, chinois, allemand, français, japonais), bref, se lâcher c'est une force bien de chez nous ! Je me sens comme un poisson dans l'eau.
  • Tôkyô by night : Plus précisément Shibuya by night, passé minuit, on se retrouve avec un quartier vide, des lumières roses qui s'allument dans les rues, des prostituées qui traînent dans les rues et des monsieurs qui crient : "Sexe pas cher, venez, venez !". Bref, un tout autre monde qui contraste avec l'activité du quartier en journée.