Une année au Japon

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lundi, novembre 2 2009

Retour sur les premières semaines administratives

Cela va maintenant faire bientôt un mois que j'ai mis pied à terre au Japon, et il me reste encore tellement de choses à vous faire partager. Aujourd'hui, je vais revenir sur mon statut d'étranger, de l'administration japonaise et d'autres babioles.

  • L'alien registration

Non, en tant qu'étranger, on ne vous demande pas de vous enregistrer en tant qu'extra-terrestre... Sous ce nom se cache simplement une formalité administrative dont tous les étrangers résidant au Japon plus de 90 doivent s'acquitter. Pour ce faire, il est nécessaire de se rendre dans la mairie de notre domicile (dans mon cas Kashiwa), afin de remplir un tas de papiers tout en Japonais dans le but de recevoir le certificat d'alien registration. Ce papier permet de nous identifier auprès des flics si on se fait arrêter, de pouvoir louer un appartement, acheter un téléphone et plein d'autres choses...

  • La location de l'appartement

En complément de ce que j'ai raconté dans mon billet sur ma maisons, je rajoute deux informations :

  1. Au moment de la location de l'appartement, il faut s'acquitter d'un ou deux mois de loyer d'avance + un gift de bienvenue pour le concierge (que je n'ai jamais pu rencontrer...). La somme du gift correspond à un mois de loyer (ça fait plaisir pour le portefeuille !!!). Autre pratique qui semblerait être courante, c'est la somme de départ. Oui ! Oui ! Pour partir, il faut payer ! En réalité, cette somme sert à couvrir les frais de ménage dans l'appartement. Dans l'agence immobilière où j'ai souscrit (Leopalace 21), il semblerait que le papier pain et le parquet sont remplacés au changement de locataire mais bon, j'y crois moyen :D
  2. Au niveau du garant, c'est l'université de Tokyo s'est porté candidat. Bref, encore une fois, nous sommes assez chouchoutés en tant qu'étudiant d'échange.
  • Le téléphone, le vélo, la banque etc...

Un des trucs qui impressionnent lorsqu'on débarque au Japon, c'est le nombre de papier qu'il faut remplir pour obtenir certaines services. Sans trop me mouiller, les Japonais sont les rois du papier, ils photocopient n'importe quoi en 46 exemplaires, demandent de signer à 34 endroits différents, bref un vrai régal pour les non japonisants... Petite illustration : pour acheter trois téléphones portables, ce fut près de 2 heures à l'agence pour remplir tous les papiers, la banque idem et pour acheter deux vélos, même combat (papier d'assurance au cas où on nous vole les bécanes ^^!!). Au final, on finit par prendre le coup de main surtout pour écrire l'adresse en kanji.

Sur ce, je vous retrouve dans la semaine pour des aventures touristiques aux alentours de Tôkyô ;)

mercredi, octobre 28 2009

Un point sur le niveau de vie au Japon

Certaines personnes m'ont demandé avant ou après mon arrivée au Japon si la vie était vraiment plus chère qu'en France. Pour être tout à fait honnête, le Japon ça coûte la peau des fesses en général par rapport à la France concernant les achats du quotidien. Petit tour d'horizon des prix pratiqués :

  • Un aller retour Tokyo-Kashiwa c'est environ 1500-2000 yens selon où on va et combien de fois on prend les transports à Tokyo. Cela fait environ 11-15 euros.
  • 1 litre de lait : 130 yens soit environ 1 euro
  • 500 grammes de pâtes : 250-300 yens soit environ 2 euros
  • Le camembert : entre 250 yens pour le fake made in Japan à 1000 yens pour le président ! Surtout, ne faites pas la même erreur que moi, le camembert que j'ai acheté était emballé dans du plastique genre la vache qui rit pour un goût entre un kiri et une vache qui rit... Bref très loin du camembert français
  • Fruits et légumes : OMG ! Ce sont des trucs de bourges :D : 400 yens pour deux pommes ou les deux citrons :x
  • La viande : AAAHH ! Même combat ! Très cher, je n'ai plus les prix en tête ^^
  • Les yaourts : Les 4 pauvres Bio de Danone deux fois plus petit en France (Petit Musclé style) à environ 300 yens (il me semble...)
  • La paquet de pétale de mais japonais (ben oui, Frosties, ça coûte trop cher ^^) : 2-3 euros pour un paquet deux fois plus petit qu'en France
  • Mon PC portable : Retrouvé au Japon à 130000 yens soit 240 euros plus cher que celui que j'ai acheté en France.
  • Les CD audio et DVD : En France, on entend tout le temps "Ah ! Les CDs sont trop chers !". Mes amis, faites un tour au Japon et vous tomberez dans les pommes. 2000 yens pour un single, plus de 3000 yens pour un album classique. Et les DVDs ah, quel bonheur absolu ! Bon, je vais prendre l'exemple d'un anime (ben oui, quand on a traîné une fois à Akihabara, on ne voit que ça...). Prenez l'anime Full Metal Panic Fummofu ! 13 épisodes, 14000 yens soit la maudite somme de 100 euros. Je rappelle (pour vous donner un ordre d'idée) qu'on trouve cette série en France à 30 euros grand grand grand maximum dans sa version collector.

Bon, il ne faut pas non plus tirer des balles sur tous les prix, il y a quelques prix sympas :

  • La bouffe japonaise : Évidemment ça coûte pas très cher. Les maki/Sushis des supermarchés sont à des prix très correctes. 12 makis à 4 euros... La dizaine de Sushi à 6 euros (Bon c'est pas de la bouffe de génie, mais ça vaut peut-être quelques japonais en France quand même...). Les cup Noodle (sponsor officiel des étudiants), à 1 euro ! Notons aussi les restaurants Japonais style Higuma pour les connaisseurs (Rue Saint Anne, Pyramides, Ligne 7 et 14, Paris ^^), au Japon, on s'en tire pour environ 5-6 euros pour un plat de type Katsudon.
  • On reste dans de la nourriture avec les stands de nourriture qu'on trouve dans des quartiers plutôt touristiques : des mini okonomiyakis délicieux à 200 yens, des Takoyakis à 100 yens et plein d'autres bonnes pour les amateurs de nourritures japonaises
  • Les consoles de jeux : Oui gamer, j'ai pensé à vous. La Nintendo DSi à 125 euros, la PS3 à 220 euros, la Wii à 140 euros, ça fait largement moins cher qu'en France tout ça il me semble. Au niveau des jeux, je crois que c'est les mêmes prix, j'avoue n'avoir pas fait trop attention de ce côté-là...


Petit conseil pratique : Je vais encore fait un petit détour sur les mangas/animes. Parfois, vous voyez l'héros/l'héroïne se dépêcher pour aller faire des courses en début de soirée pour profiter des réductions du magasin sur le poisson, viande ou autre nourriture (Bien sûr, y'a le vendeur qui crie bien fort pour attirer l'attention des gens). Eh bien, sachez que cette pratique existe bel et bien au Japon. Avec de la chance, j'ai réussi à chopper de la viande ou des sushis à -40%, ce qui fait un bien fou pour le porte-feuille tout de même :). Alors pour les aventuriers du pays du soleil levant, n'hésitez pas à squatter vos magasins favoris en soirée pour sauter sur les occasions qui peuvent se présenter. Voilou

vendredi, octobre 16 2009

Le téléphone japonais

Il est temps d'écrire un petit billet sur le téléphone portable japonais. Comme je l'avais fait remarquer le jour de mon arrivée, j'étais littéralement surpris de voir autant de japonais plongés dans leur téléphone dans le métro.

M'étant procuré moi-même un de ces téléphones, je commence enfin à comprendre pourquoi ces gens-là passent autant de temps dessus.

Tout d'abord, parlons des caractéristiques de mon téléphone. J'ai pris ce que se faisait de moins cher chez les opérateurs téléphoniques, bref, j'ai tapé dans l'entrée de gamme. Je m'en sors avec un téléphone qui fait :

  • 3G
  • Internet
  • E-mail
  • Lecteur vidéo
  • Lecteur MP3
  • Télévision
  • Dictionnaire anglais -> japonais, japonais->anglais
  • Appareil photo 2 méga pixels
  • Camera vidéo
  • Fonctions de base : alarme, calculatrice, notepad, jeux etc...

Pas mal pour le téléphone le plus pourri qu'on me proposait :). Imaginez donc juste un peu ce qui se fait dans les gammes au dessus... Bon évidemment, je n'ai pas pris le forfait Internet car celui-ci coûtait un peu cher (de 1000 à 4000 yens par mois suivant la fréquence d'utilisation) mais j'ai gardé les e-mails (pour seulement 300 yens par mois. Bref, vous pouvez m'envoyer des e-mails sur mon adresse téléphonique, je les recevrai directement sur téléphone (un peu comme un SMS finalement...).

En résumé, pour environ 1000 yens par mois, j'ai communication illimité avec les gens qui sont sous le même opérateur que le mien (La SoftBank) de 1 heure du matin à 21 h et payant le reste du temps à environ 20 yens les 30 secondes + e-mail.

Avec tous les frais autour, le tout revient à environ 200 euros l'année. (ouch :o) )

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PS : Ils ont en plus une mascotte qui déchire à la SoftBank : Lien Youtube. Je veux les mêmes pantoufles !

mardi, octobre 13 2009

Life oh life ! Oh life !

Non, je ne vais pas vous chanter la chanson de Des'ree mais tout simplement vous présenter en quelques photos mon lieu de résidence au Japon.

Premièrement, je n'habite pas sur le campus de l'université, ni dans une chambre d'étudiante mais dans un appartement privé. Évidemment, je n'ai pas entrepris les démarches tout seul comme un grand mais je fus très bien aidé par un groupe d'étudiants japonais qui m'ont accompagné (ainsi que mes collègues INSAiens) pour remplir tous les papiers concernant le bail de l'appartement.

Bref, pour environ 45000 yens (340 euros) sans les charges eaux + électricité, je vis dans un appartement de 24 mètres carrés, avec Internet gratos (et fibre optique qui plus est, donc upload et download, même combat :D ), salle de bain, toilette,kitchenette, réfrigérateur, micro-onde, machine à laver, télé, et divers meubles (armoire, table, chaises...). Il ne manquait finalement qu'un petit set de futon pour bien dormir. Autres points très appréciés : La proximité de deux gares qui nous emmènent à Tokyo en 20-30 minutes, la présence d'un supermarché et le quartier résidentiel relativement calme.

Le seul bémol de l'appartement est sa position par rapport à mon université : environ 30 minutes à pied. Néanmoins, sous l'impulsion de cette célèbre chanson de Queen : Bicycle Race et du nombre de japonais qui se déplace à vélo à Kashiwa, je me suis rapidement procuré un vélo pour réduire les trajets de 20 minutes. En plus, les aménagements pour encourager l'utilisation du vélo sont nombreux : parkings à vélo à tout bout de champ, piste cyclable sur la route ET sur le trottoir (qui sont relativement larges du côté de Kashiwa).

Sans plus attendre, quelques clichés de l'appartement au moment de mon emménagement début octobre.

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